Côte d’Ivoire / Affaire Damana Pickass / Le Procureur annonce un mandat de dépôt pour actes terroristes et autres infractions graves

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Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan, Koné Braman Oumar, a annoncé ce jeudi 06 novembre 2025, dans un communiqué officiel, la mise sous mandat de dépôt de Damana Adia Pickas, alias Pickass, 2ᵉ vice-président du Conseil Stratégique et Politique (CSP) du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI).

Selon le communiqué, M Pikass a été conduit à la Section antiterroriste du Tribunal d’Abidjan, après avoir été auditionné par les agents de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), en présence de son avocat, Me Roselyne Aka-Séripka.

Le parquet indique qu’une information judiciaire a été ouverte à son encontre pour de nombreuses infractions, notamment :

  • actes terroristes et assassinat,
  • atteinte aux opérations électorales,
  • outrage et voies de fait envers un bureau de vote et ses membres,
  • participation et organisation d’une manifestation interdite ou non déclarée,
  • participation à un mouvement insurrectionnel,
  • attroupement armé ou non armé,
  • destruction volontaire et incendie de biens publics et privés,
  • apologie de crimes (meurtre, pillage, incendie, destruction, vol, etc.),
  • vol en réunion avec port d’armes et violences ayant entraîné des blessures,
  • complot contre l’autorité de l’État,
  • atteinte à l’ordre public,
  • organisation d’une bande armée,
  • détention illégale d’armes de première et sixième catégories.

Ces faits, qualifiés de graves atteintes à la sûreté de l’État et à la paix publique, sont réprimés par plusieurs textes de loi, notamment :

  • la Loi n°98-749 du 23 décembre 1998 relative à la répression des infractions sur les armes, munitions et substances explosives ;
  • la Loi n°2015-493 du 7 juillet 2015, modifiée en 2018 puis en 2024, portant répression du terrorisme ;
  • ainsi que de nombreux articles du Code pénal ivoirien.

Le Procureur précise que l’instruction judiciaire suivra son cours dans le respect des droits de la défense et du principe du contradictoire.

Cette décision intervient dans un contexte postélectoral tendu, marqué par des tensions politiques et des appels au calme lancés par les autorités.

Moussa Camara-Nasopresse.com
Source : Parquet du Tribunal de Première Instance d’Abidjan