Les propos attribués à Fabrice Sawegnon, patron de Voodoo Communication et de Life TV, lors d’un panel de la première édition du Sommet Africain du Journalisme et de l’Entrepreneuriat des Médias (SAJEM), continuent de susciter des réactions. Au cœur de la polémique, une déclaration sur les jeunes en formation dans le domaine du journalisme : « Il n’y a pas de talents chez les jeunes qui sont à l’école de journalisme en Côte d’Ivoire ».

C’est dans ce contexte que, lors d’un entretien accordé à un organe de presse ce lundi 5 octobre 2026, Ibo Nguetta François, président de la Plateforme Pays de l’Hospitalité, s’est prononcé sur cette polémique.
Pour Ibo Nguetta François, il est nécessaire de faire preuve de davantage de clarté dans les propos lorsqu’il est question des jeunes Ivoiriens en formation dans les écoles de journalisme. Il appelle également à ne pas minimiser cette jeunesse qui se prépare aux métiers de la presse et des médias.
Le président de la Plateforme Pays de l’Hospitalité estime que les jeunes Ivoiriens qui ont choisi de se former au journalisme méritent un peu plus de respect . Selon lui, leur statut d’étudiants ne saurait être assimilé à une absence de talent ou de potentiel.
« Les jeunes Ivoiriens méritent plus de respect lorsqu’ils opèrent un choix », soutient Ibo Nguetta François, qui insiste sur la nécessité de mesurer la portée des déclarations concernant une jeunesse qui aspire à faire ses preuves dans le secteur des médias.
Pour lui, les étudiants en journalisme sont encore en phase d’apprentissage et de construction de leur parcours professionnel. Ils doivent donc pouvoir bénéficier d’un regard qui reconnaît à la fois leur statut d’apprenants et leur potentiel.
Cette prise de position intervient alors que les propos tenus lors du SAJEM alimentent les discussions sur la place des jeunes dans le journalisme et la communication en Côte d’Ivoire.
À travers son intervention, Ibo Nguetta François souhaite ainsi que le débat puisse se poursuivre dans un esprit de respect et de responsabilité, sans mépris à l’égard des jeunes Ivoiriens qui ont choisi de se former au journalisme.
Tanoh Eugène
Nasopresse.com