Côte d’Ivoire / Elevage de volaille / une activité qui rapporte gros

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Situé à Abobo-N’dotré, la ferme Navaga est placée parmi les meilleurs fermes d’Abidjan. Cela, à cause de la qualité de ses services. Nous nous sommes rendus dans cette ferme pour savoir plus davantage. Reportage !

Bâti sur 3ha, la ferme Navaga est l’une des meilleurs fermes dans la région des lagunes. Parce que la ferme travaille dans les normes. Les travailleurs, Youan Bi Tra, Tra Bi Zoro Donatien, Tra Bi Loli, Negoné BI Teauha, Iba Bi Tra Sébastien ont tous le Bac. Mais, Negoné Bi Teauha, Dg de la ferme Navaga a le Bac+3 et Iba BI Tra Sébastien Bac+5.

Ces jeunes ont une seule phrase au bout de la lèvre, travailler en apprenant, avoir de l’expérience et devenir de grand aviculteur de la Côte d’Ivoire. La particularité de la ferme Navaga et qu’elle travaille avec l’Ivograin du groupe SIPRA, l’un des géants dans l’aviculture ivoirienne. Et, c’est le Dg Negoné Bi Teauha qui est chargé de coordonner les travaux.  Le PDG de la ferme Navaga, Coulibaly Amadou a payé son cours de spécialisation en aviculture à l’école de l’élevage de Bingerville. M Negoné Bi Teauha rencontre les vétérinaires de l’Ivograin pour le traitement des pondeuses, il sert de relais entre le PDG et les autres travailleurs, il établit un bilan financement de la ferme, un programme de vente avec les clients, coordonne les tâches administratives et enfin établie les objectives du mois et de la semaine.

M Coulibaly Amadou est homme d’affaire mais aussi homme politique. Il est le 3ème adjoint au maire Sénématiali, il est fondateur de l’institut Navaga de Ouollo dans le département de Sénématiali, un groupe scolaire qui regroupe le préscolaire, le primaire et le collège. Il est aussi le PDG des sociétés SEAFEM et TLPCI. Il dit avoir investir 15 millions pour démarrer la ferme Navaga. Son ambition, c’est de transformer les femmes du département de Korhogo en aviculteur. « Je suis le 3ème adjoint au maire dans le département de Sénématiali.  Voyant la pauvreté qui sévie mes parents dans ma région, je veux les regrouper autour d’une coopérative qui s’appellera Muso.

Je vais demander à ces femmes de cotiser. Et Si la cotisation atteint au moins 150 000f, nous allons donner cette somme à une femme qui sera initié à l’aviculture. Cette somme sera remboursée avec un petit intérêt par cette femme. Cela va permettre à les occuper. Mais, pour réaliser ce projet, il fallait que moi-même je crée une ferme qui est une ferme test pour moi.  Avec l’expérience acquis, je vais créer des fermes à Ouollo qui regroupe 14 villages. J’ai démarré la ferme Navaga avec la somme de 15 millions de f cfa. J’ai construit 2 bâtiments et ces 2 bâtiments font des bénéfices actuellement. Il faut dire que c’est le début qui est difficile parce qu’il faut dépenser et ce n’est pas facile. Bientôt, je vais construis un 3ème bâtiment. Mon objectif, atteindre 20 000 pondeuses et 20 000 poulets de chairs.

J’ambitionne de construire une usine d’aliment et posséder notre propre couveuse pour pouvoir produire notre propre poussin. Lorsque tout ceci sera effectif, nous pouvons dire que la ferme est complète. Non seulement nous aurions l’expérience mais aussi nous allons commencer à créer des fermes dans le département de Sénématiali.  Nous allons commencer dans cette région avec 500 pondeuses et 500 poulets de chair pour ces femmes dont la cotisation va s’élever à 1 millions. Elles toucheront le ¼ de production et le reste servira au remboursement. Nous voulons copier le schéma CIDT qui assiste entièrement les paysans. Nous allons les assister à 100%.

Quand ce projet va marcher, nous allons l’étendre dans la région de Poro. Je travaille pour atteindre 10 000 œufs par jour. », a-t-il dit. En effet, dans l’activité de l’aviculture, il y a aussi des risques. Ces risques ne sont rien d’autres que les maladies et le stress. Le stress, ce sont les bruits des travaux effectués sur la ferme et les oiseaux nocturnes. Ces deux facteurs causent une grosse perte au niveau de la production. Ces facteurs n’empêchent pas la ferme Navaga d’atteindre ses objectives. Plus qu’elle produit 54 plaques par jour. Mais, le PDG ambitionne atteindre 77 plaques par jour.

« La filière avicole est une filière porteuse. J’invite les jeunes qui tentent l’aventure de s’investir dans l’aviculture. Avec 200 000f cfa, on peut démarrer l’aviculture avec les poulets de chair. Il est bon de se regrouper en coopérative pour avoir très facilement le financement. J’appelle les jeunes à être entreprenant. », ajoute-il. Dans cette ferme, le Dg utilise 2 types de mangeoires. Les mangeoires Wonder et classique. Et, la ferme Navaga possède 56 mangeoires et 54 abreuvoirs.

Le prix de l’unité d’une mangeoire Wonder est à 10 000f cfa et classique à 2000f cfa et l’abreuvoir à 17 000f cfa. Aussi, la ferme Navaga bénéficie d’un chauffage à l’aide de bouteille de gaz et radian ainsi que des thermomètres. De plus, le PDG de la ferme Navaga, Coulibaly Amadou a construit un bâtiment annexe pour soigner les poulets malades. Selon M Coulibaly Amadou, Pdg de la ferme Navaga, plus de 13 millions de f cfa sont dépensées dans l’alimentation des poulets. Et, la ferme Navaga a plus de 6000 pondeuses et poulets de chairs. Chaque bâtiment à une superficie de 25m de longueur et 10m de largeur.

Moussa Camara