L’ONG Santé rénale Côte d’Ivoire a tenu son assemblée générale extraordinaire (AGE) le samedi 24 octobre 2026, dans un hôtel des Deux-Plateaux, à Abidjan. Outre le renouvellement de ses instances dirigeantes, cette rencontre, présidée par Boza Jean Victorien, a été marquée par une conférence instructive de Me Ezoua Ackah Bolé sur le management associatif. Le conférencier a notamment présenté six axes stratégiques pour renforcer les actions de l’organisation dans la lutte contre les maladies rénales.

Venus de différentes communes d’Abidjan, de l’intérieur du pays et même du Maroc, une vingtaine de participants ont pris part à cette séance qui s’est déroulée de 9 heures à 14 heures. À travers des explications claires et une approche accessible, Me Ezoua Ackah Bolé a développé les principes essentiels d’une gestion associative efficace.
Six axes pour renforcer les actions de l’ONG
Acteur de la société civile engagé dans la protection des personnes vulnérables, Me Ezoua Ackah Bolé a expliqué avoir été sollicité par l’ONG Santé rénale Côte d’Ivoire pour partager son expertise en matière de management associatif.

La première étape de sa démarche a consisté à examiner le fonctionnement de la structure. Il a ainsi indiqué avoir procédé à un diagnostic des forces et des faiblesses de l’organisation, tant sur le plan interne que dans son environnement national.
À l’issue de cette analyse, six axes d’intervention ont été présentés afin de permettre à l’ONG de mieux structurer ses activités et de contribuer davantage à la lutte contre les maladies rénales.
Parmi les priorités évoquées figurent la sensibilisation et la prévention, le dépistage précoce ainsi que la prise en charge des personnes malades. Cette dernière doit notamment intégrer les dimensions sociale et économique afin de mieux répondre aux difficultés rencontrées par les patients.

Le conférencier a également évoqué la possibilité, pour l’ONG, de contribuer à la création de centres de dialyse si elle parvient à mobiliser les ressources nécessaires. Une perspective qui viendrait en complément des efforts déjà déployés par l’État pour la prise en charge des personnes souffrant d’insuffisance rénale.
Me Ezoua Ackah Bolé a insisté sur la nécessité d’élaborer un plan opérationnel permettant de traduire ces orientations en actions concrètes. Cet outil devrait favoriser l’efficacité des interventions sur le terrain, faciliter les relations avec les partenaires nationaux et internationaux et assurer une meilleure visibilité ainsi qu’une traçabilité des activités.
Évoquant l’ampleur des besoins, il a indiqué qu’environ 12 000 personnes seraient atteintes chaque année de maladies rénales au niveau national, alors que seulement 1 200 bénéficieraient actuellement d’une prise en charge médicale. Cet écart met en lumière les défis auxquels le système de santé doit faire face pour améliorer l’accès aux soins.

Pour le conférencier, l’ONG Santé rénale Côte d’Ivoire a un rôle à jouer en appui aux efforts du gouvernement, notamment à travers la prévention, le dépistage et l’accompagnement des malades.
Le financement, un défi à préparer avec méthode
Au-delà de la définition des priorités, la question du financement a occupé une place importante dans les échanges. Pour Me Ezoua Ackah Bolé, la mobilisation des ressources exige désormais une véritable expertise en matière de conception et de gestion de projets.
« Aujourd’hui, les activités de l’ONG sont des activités professionnelles. Il faudrait que l’ONG ait la capacité de rédiger des projets, avec un budget et un état financier », a-t-il expliqué.
Selon lui, ces projets doivent être conçus en tenant compte des programmes et des priorités de financement des partenaires potentiels, qu’ils soient nationaux ou internationaux. La capacité à présenter des dossiers structurés et financièrement cohérents constitue ainsi une condition essentielle pour espérer obtenir des financements.
« Si une ONG n’arrive pas à rédiger un projet, comment est-ce qu’elle pourra obtenir un financement ? Pas possible », a-t-il martelé, insistant sur le caractère professionnel de cette démarche.
Des échanges au terme de la formation
Après près de cinq heures de communication, la séance s’est achevée par une phase de questions-réponses, au cours de laquelle les participants ont pu solliciter des éclaircissements sur certains points abordés.

Au terme des travaux, les membres de l’ONG Santé rénale Côte d’Ivoire ont partagé un repas au siège de l’organisation, situé à proximité de l’hôtel ayant accueilli la rencontre, toujours dans le secteur des Deux-Plateaux.
Cette assemblée générale extraordinaire aura ainsi permis de conjuguer vie statutaire et renforcement des capacités. Les échanges ont mis en évidence l’importance d’une gouvernance structurée, d’une planification rigoureuse et d’une mobilisation efficace des ressources pour accroître l’impact de l’ONG Santé rénale Côte d’Ivoire auprès des personnes touchées par les maladies rénales.
Sacré Abel
Nasopresse.com