Côte d’Ivoire / Pêche / « On a tout pour être indépendants : Face à la flambée du poisson, le SYCAOPAO interpelle le gouvernement

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Face à la hausse des prix du poisson sur les marchés ivoiriens, le président du Syndicat des commerçants, artisans et opérateurs économiques d’Afrique de l’Ouest (SYCAOPAO), Souhalio Karamoko, salue la réaction rapide du ministre du Commerce, qui a contribué à l’obtention d’une réduction de 2 500 FCFA sur le carton de poisson. Dans une déclaration faite à la presse le vendredi 23 octobre 2026, le responsable syndical appelle toutefois à des réformes structurelles pour renforcer la production nationale et réduire la dépendance du pays aux importations.
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‎La flambée du prix du poisson continue de susciter des réactions en Côte d’Ivoire. Alors que des protestations ont été observées dans plusieurs communes face à la hausse des prix, le Syndicat des commerçants, artisans et opérateurs économiques d’Afrique de l’Ouest (SYCAOPAO) salue les démarches entreprises par le ministère du commerce pour trouver une solution à cette situation.
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‎Pour le responsable syndical, cette réaction rapide témoigne de la volonté du ministère de contribuer à l’apaisement de la situation et de répondre aux préoccupations exprimées par les commerçants et les consommateurs.
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‎Il salue notamment la disponibilité du ministre Ibrahim Khalil Konaté et les démarches engagées pour parvenir à une réduction de 2 500 FCFA sur le carton de poisson, selon les précisions apportées lors de son intervention.
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‎Si le SYCAOPAO apprécie cette avancée, il estime néanmoins que la réduction obtenue ne saurait constituer une réponse définitive à la problématique du coût du poisson sur les marchés ivoiriens.
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‎« La réduction est de façon temporaire », a souligné Souhalio Karamoko
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‎Pour le président du syndicat, l’enjeu est désormais de mettre en place des solutions durables permettant de garantir un approvisionnement régulier du marché national à des prix accessibles.
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‎Au centre des propositions du SYCAOPAO figure le renforcement de la production nationale de poisson. Selon les chiffres avancés par Souhalio Karamoko, la production locale ne couvrirait qu’environ 12 à 20 % des besoins de consommation, tandis que les importations représenteraient entre 70 et 80 % de l’approvisionnement du marché.
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‎Cette forte dépendance expose, selon lui, le pays aux fluctuations des prix et aux difficultés susceptibles d’affecter les circuits d’approvisionnement internationaux.
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‎« Nous avons tout ce qu’il faut en Côte d’Ivoire pour être indépendants alimentaires au niveau des poissons », a-t-il déclaré
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‎Au-delà de la régulation commerciale, le président du SYCAOPAO invite le ministère des Ressources animales et halieutiques à accélérer les réformes engagées en faveur du développement de la production locale.
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‎Il appelle notamment à dresser un bilan des politiques et programmes conduits sur la période 2022-2026, afin d’évaluer les résultats obtenus, de mesurer l’évolution de la production nationale et d’identifier les difficultés qui persistent.
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‎« Qu’est-ce qui a marché ? Est-ce que le taux de la production locale a augmenté ? », s’est-il interrogé.
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‎Le responsable syndical souhaite également que les autorités communiquent davantage sur les mesures prises pour moderniser la pêche artisanale, les moyens mobilisés et les résultats effectivement enregistrés sur le terrain.
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‎À ses yeux, les annonces de programmes et les concertations avec les partenaires techniques et financiers doivent s’accompagner d’un suivi rigoureux et de données permettant d’apprécier les progrès accomplis.
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‎Tout en reconnaissant les efforts du ministère du Commerce pour rapprocher les positions des différents acteurs de la chaîne de distribution, notamment les importateurs, les grossistes et les détaillants, Souhalio Karamoko estime que la stabilisation durable des prix nécessite une action coordonnée entre les administrations concernées.
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‎Il plaide ainsi pour une accélération des politiques de production, un renforcement des capacités des acteurs du secteur halieutique et une meilleure transparence dans la mise en œuvre des programmes publics.
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‎Pour le SYCAOPAO, la question du prix du poisson dépasse donc le seul cadre commercial. Elle renvoie également aux enjeux de souveraineté alimentaire, de développement de la pêche et d’autonomie de la Côte d’Ivoire face aux importations.

Zon Modou
Nasopresse.com