Côte d’Ivoire / Yamoussoukro : UFOA-B / Le Niger veut frapper fort, le Bénin en quête de Rachat absolu

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L’ambiance monte d’un cran sur les pelouses Ivoiriennes. À la veille d’un affrontement crucial pour la suite du tournoi UFOA-B, la tension est palpable. Ce mardi 28 juillet, la salle des médias du stade de Yamoussoukro a servi de théâtre à un face-à-face par presse interposée entre sélectionneurs et capitaines du Niger et du Bénin.

Lourdement battus lors de leur entrée en matière par le pays hôte, la Côte d’Ivoire (5-0), les Guépards du Bénin jouent leur tout dernier va-tout. En face, le Mena du Niger s’apprête à faire ses débuts dans la compétition avec une ambition clairement affichée : créer la surprise et marquer d’emblée son territoire.

Le Niger en embuscade : sérénité et ambition

Pour le sélectionneur nigérien, Abdu Maikaba, pas question de tomber dans le piège de la facilité face à un adversaire blessé. Même s’il a pu disséquer les failles béninoises lors du premier match, le technicien reste particulièrement méfiant.
« Nous savons pertinemment que ce ne sera pas le même match. Chaque rencontre a sa réalité. Le Bénin va jouer sa dernière cartouche avec une tout autre mentalité. De notre côté, nous allons compter sur nos propres forces. Un résultat positif nous permettra de continuer la compétition, nous ferons donc tout pour l’emporter. »

Abdu Maikaba, sélectionneur du Niger.

Bien décidé à entretenir le mystère sur son dispositif tactique, le coach promet néanmoins une opposition féroce et une gestion de match rigoureuse.

Un discours d’assurance partagé par son capitaine, Daniel Bameyi. S’appuyant sur une préparation optimale en terre ivoirienne et sur la cohésion d’un groupe jeune et dynamique, le leader du Mena croit fermement aux chances de sa sélection :
Un devoir envers la nation : « Nous avons une mission ici : rendre fière la population nigériane et notre coach. »
Mettre fin à la malédiction : « Ça fait deux fois que nous nous arrêtons en demi-finale. Je pense que c’est le bon moment, inch’Allah, pour que cette rencontre soit celle de notre victoire. »

Le Bénin au pied du mur : corriger le tir et se faire pardonner

Dans le camp béninois, l’heure est au mea culpa mais aussi à la rébellion. L’amère défaite essuyée face aux Éléphants a laissé d’importantes traces qu’il a fallu rapidement effacer durant la préparation.

Analysant le naufrage tactique du premier match, le sélectionneur béninois a souligné un manque d’homogénéité flagrant entre les lignes. L’entraînement des derniers jours a donc été axé sur la remobilisation et la solidarité : « Nous avons travaillé pour redevenir un groupe homogène, qui bosse les uns pour les autres. Prendre cinq buts n’a rien de plaisant. Il a fallu galvaniser les troupes pour aller chercher un résultat. »

Sur le terrain, la réponse devra être immédiate. C’est en tout cas le serment prêté par le capitaine béninois, conscient de l’enjeu et de la dette morale contractée envers le staff et le public :
« Je tiens à m’excuser auprès de nos coachs et de nos supporters. Pour que ces excuses soient acceptées, nous devons impérativement gagner le prochain match. Et nous allons le gagner. »

Un choc à quitte ou double

Entre un Niger revanchard, bien décidé à franchir un cap historique dans ce tournoi, et un Bénin contraint à l’exploit pour éviter une élimination précoce, la confrontation de ce mercredi promet un duel d’intensité rare. Les deux nations ne comptent concessionner aucun mètre de terrain : malheur au vaincu.

Ferdinand KEYN
Nasopresse.com