En pleine campagne électorale pour la présidentielle du 25 octobre 2025, Jean-Louis Billon, candidat du Congrès démocratique (CODE), a animé jeudi à Dabou un meeting vibrant, empreint de compassion, d’unité et d’espoir. Devant une foule enthousiaste, l’ancien ministre du Commerce a livré un discours à la fois humaniste et combatif, mêlant appel à la justice sociale et critique du pouvoir en place.

M Jean-Louis Billon, candidat du Congrès démocratique (CODE). Photo: Sercom
Dès les premières minutes, Jean-Louis Billon a tenu à saluer l’« accueil chaleureux » des habitants de Dabou, qu’il a qualifiés de « cité vivante, fraternelle et digne ». Il a ensuite exprimé sa solidarité envers les victimes du drame survenu à Lopou, réaffirmant sa volonté de « faire toute la lumière sur ces événements ».
Le candidat du CODE a poursuivi en plaidant pour la libération des prisonniers politiques, condition, selon lui, essentielle à la réconciliation nationale.
« Je n’épargnerai aucun effort pour que cette libération advienne, car c’est dans la justice et la réconciliation que nous pourrons renforcer l’unité nationale », a-t-il lancé, sous les acclamations du public.
Dans un ton résolument pacifique, Jean-Louis Billon a défendu une vision de la politique fondée sur les valeurs et les idées plutôt que sur la confrontation.
« Je veux une politique où les idées triomphent des kalashs, où les urnes triomphent du boycott, et où la paix et la démocratie triomphent de l’autocratie », a-t-il affirmé, galvanisant ses partisans.
Il a appelé à instaurer un climat de débat et de tolérance démocratique, rêvant d’une Côte d’Ivoire apaisée et respectueuse des différences : « La confrontation d’idées doit remplacer la confrontation d’armes. La différence d’opinion ne doit plus être un risque, mais une richesse. »

Sans occulter les progrès enregistrés depuis 2010, Jean-Louis Billon a tenu à rappeler que les avancées infrastructurelles ne suffisent pas à répondre aux souffrances sociales persistantes.
« Des routes ont été construites, des écoles ouvertes, des hôpitaux modernisés. C’est bien. Mais au-delà des routes et des ponts, il reste des blessures profondes », a-t-il observé.
L’ancien ministre du Commerce a ainsi dressé un tableau préoccupant de la situation économique du pays : chômage massif, vie chère et inégalités croissantes.
« Le panier de la ménagère est devenu un sachet », a-t-il lancé, déclenchant rires et applaudissements. « Trop d’entre vous ne croient plus aux promesses. Il faut une politique de vérité et de courage. »
À Dabou, le message de Jean-Louis Billon a pris les accents d’une réconciliation entre la politique et le peuple. Il a défendu une gouvernance fondée sur la dignité, la vérité et l’équité, loin des divisions et des privilèges.
« Ma candidature est celle du respect du citoyen, de la justice sociale et du renouveau démocratique. Nous devons réconcilier les Ivoiriens entre eux et avec leur avenir. »
Après Marcory, Akoupé et Cocody, Dabou marque la quatrième étape de la campagne de Jean-Louis Billon, qui entend continuer à sillonner le pays pour porter sa vision d’une Côte d’Ivoire réconciliée, prospère et solidaire.
Entre critiques mesurées du pouvoir d’Alassane Ouattara et propositions concrètes pour les classes moyennes et populaires, le candidat du CODE confirme son positionnement : celui d’un homme de consensus, mais résolu à dénoncer les injustices.
Par la rédaction de Nasopresse.com
Avec notre correspondant à Dabou