Le Conseil constitutionnel a tranché : seuls cinq candidats seront en compétition pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, face à un corps électoral de plus de 8,7 millions d’Ivoiriens.
Sur une soixantaine de dossiers déposés, de nombreuses figures de l’opposition ont vu leurs candidatures rejetées, provoquant déjà de vives réactions dans le paysage politique.

La présidente du Conseil constitutionnel, Chantal Nanaba Camara. Photo: M.C
La présidente du Conseil constitutionnel, Chantal Nanaba Camara, a confirmé l’invalidation de plusieurs candidatures majeures. Laurent Gbagbo, ancien chef de l’État et leader du PPA-CI, a été déclaré inéligible en raison d’une décision judiciaire et d’irrégularités dans ses parrainages. Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA et ancien patron du Crédit Suisse, a également été écarté, officiellement pour absence d’inscription sur la liste électorale et complications liées à sa double nationalité. Pascal Affi N’Guessan, chef du FPI, a lui aussi été recalé.

MM Laurent Gbagbo, président du PPA-CI et Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA excluent à la course présidentielle. Photo: M.C
En revanche, cinq personnalités politiques ont obtenu le feu vert du Conseil constitutionnel : Alassane Ouattara, président sortant, candidat à un quatrième mandat déjà contesté ; Jean-Louis Billon, homme d’affaires et cadre du PDCI, qui se présente en indépendant ; Simone Gbagbo, ex-première dame et présidente du MGC ; Ahoua Don Melo, économiste et ancien ministre ; Henriette Lagou Adjoua, présidente du RPP.
L’ouverture officielle de la campagne électorale est prévue pour le 10 octobre 2025. Mais déjà, les exclusions de Gbagbo, Thiam et Affi N’Guessan font planer un climat de contestation autour de ce scrutin jugé déterminant pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire.
Moussa Camara
Nasopresse.com