Yamoussoukro, sous la présidence de Louis Kouakou Habonouan, Président du Conseil d’Administration, l’Office National de l’Eau Potable (ONEP) a tenu son séminaire bilan 2025 et perspectives 2026 du 3 au 7 mars 2026, en présence de plus de 47 hauts responsables de l’Office. Ledit bilan du cycle 2023-2025 a mis en exergue une consolidation majeure du positionnement de l’ONEP, avec une sécurisation accrue des financements de projets.

Les agents et hauts responsables de l’ONEP ont réfléchi durant ces 4 jours dans l’intérêt de valider les acquis du Plan Stratégique Triennal (PST) 2023-2025 et jeter les bases du futur Plan Stratégique Quinquennal (PSQ) 2026-2030. Il s’agit pour ce nouveau PSQ 2026-2030, de répondre aux défis de la croissance démographique et de l’urbanisation accélérée, en parfaite cohérence avec le Plan National de Développement (PND 2026-2030,).
Ce bilan du cycle 2023-2025 a révélé une consolidation majeure du positionnement de l’ONEP, avec une sécurisation accrue des financements de projets. Cette dynamique s’inscrit désormais dans la vision du Président de la République, visant la couverture intégrale des besoins en eau potable sur l’ensemble du territoire national.
Pour les orientations de l’année de transition 2026, l’ONEP a arrêté plusieurs axes prioritaires : Innovation technologique : Plaidoyer pour le déploiement de réseaux intelligents (compteurs prépayés) et la digitalisation des paiements. Modernisation opérationnelle : Accélération des passations de marchés grâce à la digitalisation et renforcement des capacités d’analyse du laboratoire interne (LACQUE).

Proximité et Service : Déploiement de représentations régionales à l’intérieur du pays pour un suivi au plus près des réalités locales. Gouvernance : Renforcement de la transparence, de la recevabilité et de la gestion rigoureuse du patrimoine hydraulique.
Le président du conseil d’administration de l’ONEP, Louis Kouakou Habonouan a relevé la portée de l’eau potable dont la facilité d’accès demeure pour lui une priorité majeure. Ainsi a-t-il soutenu, après avoir consolidé les acquis de 2023 à 2025, sur les aspects techniques, les aspects managériales et au niveau de la gouvernance, il était bon pour eux de monter en puissance dans les questions opérationnelles.
Ce bilan de quatre jours selon lui, s’est accentuée à faire d’abord le bilan de l’exercice 2025 et le bilan global des trois années. Il a exprimé sa satisfaction pour ce bilan totalement exhaustif. Ledit bilan est pour lui, consolidé et fait entrevoir un bon espoir en matière de politique de l’accès à l’eau potable en Côte d’Ivoire.
Précisant que du PST, à PSQ et cette fois de 2026 à 2030, le président du conseil d’administration a indiqué qu’il y a un autre plan, le PND 26-30 qui adresse toutes les problématiques de développement en Côte d’Ivoire, selon la vision du Président de la république Alassane Ouattara, pour donc bâtir une grande nation.

«Et le pilier 4 de ce PND là, adresse la question de l’eau potable. Relever ensemble le défi de la modernisation, valoriser notre expertise interne, cultiver la proximité et l’écoute, transformer les résolutions en action. Voici les piliers sur lesquels nous avons penché et je suis heureux de dire que nous achevons 4 jours de réflexion intense pour implémenter en acte concret, la vision du Chef de l’État d’ériger l’accès en eau potable comme la priorité des priorités. Au nom du conseil d’administration je puis dire que nous partons de Yamoussoukro avec un sentiment de profonde satisfaction » a-t-il manifesté.
A le suivre même, les attentes des populations en matière d’eau potable sont immenses. En outre, a t il fait comprendre que ce futur plan stratégique quinquennal 2026-2030 est une magnifique opportunité de transformer durablement leur institution pour réussir ce tournant. Il a ensuite fait connaitre les innovations de l’ONEP notamment, la digitalisation des procédures et usages de nouvelles technologies de comptages pour percevoir toutes les contraintes.
«Également, au niveau de la valorisation de l’expertise interne, notre laboratoire le LACQUE est une pépite que nous devons faire briller en renforçant nos capacités internes et en obtenant les accréditations nécessaires » a-t-il souligné.
Plus près des réalités des populations, l’ONEP va s’articuler désormais autour de 5 grandes représentations régionales qui couvriront l’ensemble du territoire national Se sont notamment la zone sud basée à Abidjan, la zone Centre à Bouaké, la zone nord à Korhogo, la zone forestière (ouest) à Daloa et la zone Est à Abengourou.

BERTE Ibrahiman, directeur général de l’ONEP a remis des feuilles de route aux différents directeurs, à travers des messages d’orientations qui s’appuient essentiellement sur celui qui a été donné par le chef de l’Etat lors de la fin de l’année 2025, à savoir, faire en sorte que les populations ivoiriennes puissent avoir accès à l’eau potable.
« Donc ces différents directeurs, chacun en ce qui les concerne, doit s’appuyer sur ces éléments-là. Il y a des études qui sont à faire, il y a des travaux à faire, il y a du contrôle de qualité à faire. C’est de faire en sorte que l’ensemble de tous les Ivoiriens aient de l’eau à boire. Je voudrais rebondir sur ces feuilles de route qui ont été données aux collaborateurs pour dire que, dans son message précisément, son Excellence, monsieur le e Président de la République, a dit qu’il fallait qu’on fasse un diagnostic sur l’eau potable et d’autres secteurs pour le 1er trimestre 2026. La machine est en route. Et on va se mettre au travail. Des investissements importants ont déjà été faits, mais il faut faire en sorte que ces investissements-là soient bonifiés en achevant les projets qui sont en cours », a-t-il signifié.

Pour lui, c’est de donner de l’eau potable. « Aujourd’hui, quand on prend la ville d’Abidjan, on se rend compte que la production y est. Mais malheureusement, l’eau n’arrive pas dans les ménages. Donc la priorité serait de faire de la distribution. C’est-à-dire que l’eau qui se trouve stockée dans les châteaux doit être amenée vers les populations à travers des canalisations qui vont être faites dans les quartiers.
« Au niveau de l’intérieur du pays, des investissements sont en cours, des programmes de renforcement sont en train d’être faits à travers des sociétés pour lesquelles on a obtenu des financements, d’équipement. Mais la première des priorités, c’est de distribuer l’eau qui se trouve stockée dans l’air », a-t-il insisté
Hamed Sanda
Nasopresse.com