Côte d’Ivoire / Sortie d’Album / EI’D SUPRÊME « parle » au Procureur

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Des médias à la musique. Anciennement à la régie d’une radio de la place, Daniel Elloh, de son nom à l’état civil, est dorénavant EI’D SUPRÊME, son d’artiste chanteur. Une reconversion aisée, selon lui, en raison des similitudes entre les deux métiers. Une transition également facilitée par sa profession d’ingénieur de son et de son apprentissage aux côtés de David Tayorault, un grand nom de l’arrangement en Côte d’Ivoire, dans le studio d’enregistrement de celui-ci, Ted label, dans les années 2000.

Aujourd’hui, grâce à cette somme d’expériences, EI’D SUPRÊME a deux albums à son actif dont « La victoire », une œuvre de reconnaissance à Dieu, sortie en 2013, et « Cocorico », un album qui traite des faits de société, paru en 2017.

EI’D SUPRÊME n’a pas un genre musical particulier. Il fait de la variété. Dans ces chansons, l’artiste parle de tout, à tout le monde, même au Procureur de la République.

En effet, dans son titre Dignité, l’ancien ingénieur de son évoque la situation des personnes en difficulté devant les tribunaux. Elles sont sans soutien, sans avocat, et se font, de ce fait, écraser par l’adversaire plus nanti alors elles ont raison.

Face à cette injustice , l’artiste interpelle le Procureur de la République. « Je demande à Monsieur le Procureur, même si ces personnes doivent aller en prison, donnez-leur leur dignité. Qu’elles ne soient pas humiliées » conseille-t-au Représentant du Ministère public.

Outre la situation des personnes victimes d’injustice, le chanteur dénonce dans son titre « Cocorico » le comportement des fumistes, les colporteurs de fausses nouvelles, appelés dans le jargon ivoirien « Kpakpato » ou « Djahiri », en vue semer la zizanie partout ceux-ci passent.

Dans ces messages chantés en Abouré, en français et autres, EI’D SUPRÊME dénonce aussi les maitresses appelées aussi tchiza dans le titre « Go côcôti » qui troublent la quiétude des femmes mariées.

L’artiste célèbre également la réconciliation, l’amour et la fraternité dans ses chansons.
D’autres messages qu’il entend délivrer dans son troisième album en téléchargement.

Mais avant, il exhorte les hommes de médias à faire la promotion de tous les artistes, confirmés et en herbe, et conseillent aux artistes de toujours travailler, de persévérer, de savoir « attendre le temps de Dieu » pour connaitre le succès au lieu de s‘adonner à des pratiques qui brisent très souvent leur carrière.

Romarick N. FOUA
Nasopresse.com