La Maison de la presse d’Abidjan (MPA) poursuit sa mue. Le ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Ibrahima Cissé Bacongo, s’est rendu, ce jeudi 24 septembre 2026, sur le chantier de réhabilitation de l’édifice, en présence de la présidente de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), Marie-Laure N’Goran.

Cette visite avait pour objectif de vérifier l’état d’avancement des travaux et de s’assurer du respect du calendrier établi. Sur ce point, le ministre-gouverneur a été clair : les travaux doivent être achevés au plus tard à fin novembre 2026.
« Le rêve est permis »
Avant Cissé Bacongo, la présidente de l’UNJCI a exprimé sa reconnaissance au ministre-gouverneur et à l’ensemble des équipes mobilisées.
Marie-Laure N’Goran a rappelé que la réhabilitation de la Maison de la presse constituait une priorité de son programme à la tête de l’UNJCI. Elle a également évoqué la première visite de Cissé Bacongo sur le site, en juillet dernier.
Selon elle, le ministre-gouverneur avait alors tenu à voir l’ensemble des locaux, y compris « l’arrière du décor », afin de mesurer les conditions réelles de travail des journalistes.
« Le lendemain, les machines étaient là. Pas des machines seulement pour détruire, mais des machines pour construire. Des machines pour nous rendre fiers », a-t-elle témoigné avec émotion.

Pour la présidente de l’UNJCI, la transformation de la MPA concrétise une aspiration ancienne de la profession : disposer d’un siège digne de la presse ivoirienne.
« Nous aussi journalistes, on a rêvé d’avoir un siège à la dimension de notre pays, la Côte d’Ivoire », a-t-elle déclaré.
Cissé Bacongo : « Je fais ce que j’ai à faire »
Prenant la parole à son tour, Ibrahima Cissé Bacongo a expliqué que sa présence sur le chantier répondait avant tout à une nécessité de suivi.
« Nous sommes venus à une visite au chantier pour voir comment le chantier évolue, à quel rythme il évolue, dans quel délai nous espérons qu’il va s’achever », a-t-il expliqué.
Réagissant aux nombreux remerciements de Marie-Laure N’Goran, le ministre-gouverneur a tenu à rappeler que son action s’inscrivait dans le cadre de sa mission.
« Je fais ce que j’ai à faire en tant que ministre-gouverneur. C’est pour cette raison que le président de la République m’a nommé ministre-gouverneur », a-t-il souligné.
Il a également expliqué que la visite de l’UNJCI en juillet lui avait permis de découvrir concrètement l’état de la Maison de la presse.
« Être venu ici, voir l’état dans lequel se trouvait votre maison et repartir comme si de rien n’était aurait été, de ma part, une trahison à ma propre conviction. Je ne pouvais pas le faire. Nous sommes engagés », a-t-il affirmé.
Un attachement personnel au monde de la presse
Cissé Bacongo a également révélé son ancienne proximité avec le milieu journalistique. Enseignant de droit et avocat d’affaires, il a indiqué avoir écrit, à différentes périodes, dans plusieurs journaux ivoiriens, notamment Le Nouvel Horizon, La Voie, L’Œil du peuple, Le Temps, Le Jour, Le Libéral et Le Républicain.

Il a aussi rappelé avoir contribué à l’encadrement de jeunes journalistes.
« Je peux dire que je suis des vôtres », a-t-il lancé à l’endroit des professionnels des médias présents.
« Je viens deux fois par jour »
Le ministre-gouverneur a enfin révélé qu’il suivait personnellement l’évolution du chantier.
« Je viens deux fois par jour », a-t-il indiqué, précisant qu’il se rend régulièrement sur le site pour s’assurer que les travaux avancent à la cadence souhaitée.
Il a par ailleurs rendu hommage aux travailleurs mobilisés sur le chantier, dont le nombre a été évalué à environ 110 personnes, présentes du lundi au dimanche pour faire avancer les différents travaux.
À l’issue de cette visite, l’objectif reste donc clairement affiché : livrer une Maison de la presse réhabilitée au plus tard fin novembre 2026. Pour l’UNJCI, cette transformation doit permettre aux journalistes ivoiriens de disposer enfin d’un cadre de travail à la hauteur de leur profession.
Sacré Abel
Nasopresse.com