Suite à son l’élection le 13 juin 2025, en qualité de premier syndicat représentatif des dockers du Port autonome d’Abidjan (PAA), l’Organisation libre des dockers de Cote d’Ivoire (OLIDO-CI) a dressé avec « honnêteté, transparence et responsabilité » le bilan de sa première année d’exercice. Cet inventaire à mi-parcours a été fait, le vendredi 24 juillet dernier, à Vridi, lors d’une conférence de presse animée par son porte-parole, Akrégbou Guigréhi, et en présence du secrétaire général de ce syndicat, également président des dockers de Côte d’Ivoire, Inoussa Zoungrana.

Ce bilan partiel, selon le conférencier, se résume principalement en deux axes majeurs dont l’amélioration des conditions de travail et celle des conditions de vie des dockers.
Au chapitre de l’amélioration des conditions de travail, le porte-parole du syndicat représentatif des dockers du PAA a noté « la promotion d’un syndicalisme responsable, intelligent et participatif. » Sur ce point, il s’est réjoui de la restauration du dialogue social entre l’employeur, SEMP/BMOD, et les organisations syndicales. Un dialogue qui, s’est-il souvenu, suite à la grève du 17 octobre 2022, s’était « fortement dégradé jusqu’à être totalement rompu pendant plus de trois ans. » Aujourd’hui, cette reprise du dialogue social marque l’une des grandes satisfactions du bilan à mi-parcours du syndicat OLIDO-CI.

Toujours au chapitre des conditions de travail, le porte-parole a fat cas des résultats obtenus suite à la reprise du dialogue social. A ce niveau, a-t-il confié, les négociations sur les 11 points de revendication sont achevées, les procès-verbaux sont en cours de rédaction et leur signature est imminente.
Le conférencier a, relativement aux conditions de travail, indiqué que des actions ont été engagées auprès des entreprises de manutentions. A ce niveau, à part le Quai fruitier où plus de 450 dockers attendent encore la fin des négociations en cours, les discussions avec les 4 autres entreprises de manutentions sont achevées. Quant au plein emploi et à la lutte contre le travail informel appelé « Banabana » dans le jardon des dockers, une des priorités du syndicat, plusieurs entreprises sont désormais en règle, l’utilisation de la main-d’œuvre déclarée s’est renforcée et les opportunités d’emploi pour les dockers ont augmenté. Les dépotages des véhicules et engins lourds se font désormais dans un cadre structuré au sein du Terminal roulier d’Abidjan. Ce qui permet une embauche régulière des dockers.

Cependant, reconnait le porte-parole syndical, des réflexions se poursuivent avec l’employeur en vue d’intégrer les autres composantes du dépotage.
Relativement à l’amélioration des conditions de vie des dockers, le second axe de ce bilan partiel, il faut, selon le conférencier, retenir que les dockers bénéficient désormais d’une assistance juridique suite à la signature avec un cabinet juridique d’une convention d’un cout annuel de 4,7 millions de francs CFA. Aussi, toujours selon le conférencier, au titre l’accès au logement, le syndicat représentatif des dockers du PAA a conclu un partenariat avec une société immobilière. Sur 2000 travailleurs attendus, 1902 dockers se sont déjà inscrits.
Plusieurs autres actions ont également été entreprises par le syndicat OLIDO-CI en vue d’améliorer davantage les conditions de vie des dockers de Côte d’Ivoire et aussi renforcer la cohésion entre eux.

On note parmi ces actions la mise en place d’une assurance risques professionnels, les discussions avec une entreprise de négoce en vue de l’approvisionnement des dockers en denrées de première nécessité, l’assistance aux dockers en difficulté et sinistrés et l’instauration de la solidarité religieuse marquée cette année par la rupture collective du jeûne musulman et le carême chrétien.
Toutes ces actions meublent le bilan à mi-parcours du syndicat OLIDO-CI et fonde sa fierté « d’avoir œuvré efficacement » pour l’amélioration des conditions de travail et de vie des dockers de Cote d’Ivoire.
Cependant, le syndicat n’entend se laisser bercer par les douces vagues des bons points de ce bilan partiel. Le syndicat OLIDO-CI, a fait savoir le délégué syndical, « demeure résolument engagée dans la défense des droits, des intérêts et du bien-être des dockers de Côte d’Ivoire, dans un esprit de dialogue, de responsabilité et de dialogue social. »
Romarick N. FOUA
Nasopresse.com