Pendant deux jours, du 31 juillet au 1er août 2026, la Fédération ivoirienne de jeu de dames (FIJD) a organisé une session de formation destinée à huit nouveaux arbitres fédéraux. Conduite par l’arbitre international Niamke Ouadja-Faustin, cette initiative vise à renforcer le corps arbitral national afin d’accompagner le développement de la discipline en Côte d’Ivoire.

Abidjan – Renforcer les compétences des arbitres pour assurer des compétitions crédibles et conformes aux standards internationaux. Tel est l’objectif de la session de formation organisée par la Fédération ivoirienne de jeu de dames (FIJD), du 31 juillet au 1er août 2026, à son siège, au profit de huit nouveaux arbitres fédéraux.
Placée sous la conduite de Niamke Ouadja-Faustin, arbitre international à la Fédération mondiale de jeu de dames (FMJD) et directeur des tournois de la FIJD, cette formation a permis aux participants de se familiariser avec les textes qui régissent la pratique officielle du jeu de dames.
Les enseignements ont porté principalement sur les annexes 1 à 6 du Règlement officiel de la FMJD, notamment le règlement officiel du jeu de dames, les règles d’organisation des compétitions, les dispositions régissant leur déroulement, le rôle et les responsabilités de l’arbitre, les nouvelles règles du système suisse officiel ainsi que celles applicables aux parties accélérées.

Au-delà des aspects réglementaires, les nouveaux arbitres ont été formés au maniement de la pendule, à la notation correcte des parties et aux techniques d’appariement manuel des joueurs, une compétence essentielle permettant d’établir les rencontres même en l’absence d’un logiciel spécialisé.
« Aucun sport ne peut se pratiquer sans règles »
À l’issue de la formation, Niamke Ouadja-Faustin a expliqué les motivations de cette initiative.
« Aucun sport, aucun jeu ne se pratique sans règles. Et s’il y a des règles, il faut des arbitres pour veiller à leur application. C’est pourquoi nous avons décidé de former de nouveaux arbitres afin de renforcer le corps arbitral au niveau national », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette session est la première organisée sous le mandat de l’équipe dirigeante actuelle de la FIJD, mais certainement pas la dernière.
« Le jeu de dames se pratique partout en Côte d’Ivoire, jusque dans les localités les plus reculées. Pourtant, peu de personnes maîtrisent réellement les règles officielles. Nous avons donc besoin de personnes capables non seulement d’arbitrer, mais aussi d’enseigner les règles du jeu », a-t-il souligné.
Le formateur a précisé que les huit arbitres ont, pour l’instant, bénéficié d’une formation théorique. La prochaine étape sera leur immersion sur le terrain.
« Lors des prochaines compétitions, ils seront désignés afin de mettre en pratique les connaissances acquises. Et chaque fois que le besoin se fera sentir, nous organiserons d’autres formations », a-t-il assuré.
Saluant l’engagement des participants, il s’est dit satisfait de leur implication.
« Nous avons senti une réelle envie d’apprendre. L’ambiance de travail a été excellente. Même le formateur apprend toujours. J’invite ceux qui n’ont pas pu participer à cette première session à prendre part aux prochaines », a-t-il conclu.
Wadja Pierre : « Il faut apprendre les règles officielles »

Parmi les nouveaux arbitres formés, Wadja Pierre n’a pas caché sa satisfaction. Il estime que cette session lui a permis d’acquérir des connaissances techniques indispensables à l’exercice de la fonction d’arbitre.
« Cette formation m’a permis de comprendre comment réaliser les appariements manuellement. Même si les compétitions utilisent aujourd’hui des logiciels spécialisés, un arbitre doit être capable d’effectuer ces opérations lui-même. Nous avons appris à réaliser les appariements pour différents nombres de joueurs en respectant les mêmes principes que les logiciels », a-t-il expliqué.
Pour le nouveau arbitre fédéral, cette compétence constitue une véritable garantie pour le bon déroulement des compétitions.
S’adressant aux nombreux passionnés qui pratiquent le jeu de dames dans les quartiers ou entre amis, il les a exhortés à se rapprocher de la Fédération.
« Jouer est une bonne chose, mais connaître les règles officielles est encore plus important. J’invite tous les amoureux du jeu de dames à participer aux formations de la FIJD ou à se rapprocher des arbitres afin d’apprendre les règles et de les appliquer correctement », a-t-il lancé.
Par cette initiative, la Fédération ivoirienne de jeu de dames confirme sa volonté de professionnaliser son corps arbitral et de doter la Côte d’Ivoire d’officiels qualifiés, capables d’encadrer les compétitions nationales et internationales dans le strict respect des normes de la Fédération mondiale de jeu de dames.
Sacré Abel
Nasopresse.com