Côte d’Ivoire / Crise à l’UNJCI / Le Comité Ad Hoc brise le silence, le 12ème Congrès fixé aux 22 et 23 mai !

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Ce mardi 12 mai 2026, Amos Beonaho, Président Exécutif et porte-parole du Comité Ad Hoc, a tenu une conférence de presse décisive à la maison de la presse à Abidjan. Entre bilan d’étape, mise au point juridique et annonce d’un nouveau calendrier, le Comité joue la carte de la « responsabilité » pour sauver l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) d’une fracture historique.

L’information majeure de cette sortie médiatique est l’ajustement du calendrier électoral. Initialement attendu, le congrès se tiendra finalement les vendredi 22 et samedi 23 mai 2026 à la Maison de la Presse d’Abidjan (MPA).
Pour Amos Beonaho, ce report n’est ni un aveu de faiblesse, ni un blocage, mais une nécessité technique : « Un Congrès mal préparé pourrait replonger immédiatement l’UNJCI dans une nouvelle crise. Ce report est un choix de responsabilité. »

Depuis février 2026, l’UNJCI traverse une tempête institutionnelle sans précédent : contestations électorales, guerre des textes et méfiance généralisée. Face à ce constat, le Comité Ad Hoc, installé le 23 avril dernier, a rappelé sa feuille de route : apaiser, inclure et stabiliser.
Les 3 piliers de l’action du Comité :
• Médiation réussie : Des consultations ont été menées avec les candidats, les régulateurs et les « Sages » pour faire baisser la tension.
• Toilettage des textes : Un groupe de travail planche sur les ambiguïtés juridiques qui ont favorisé la crise actuelle.
• Logistique verrouillée : Sécurisation du fichier électoral et transparence totale sont les maîtres-mots pour le scrutin à venir.

Interrogé sur les procédures judiciaires en cours, le porte-parole du Comité a été clair. Tout en réaffirmant son respect pour les institutions de la République, il a précisé qu’aucune décision de justice n’interdisait au Comité de poursuivre sa mission.
« Nous refusons toute instrumentalisation judiciaire », a-t-il martelé, appelant à privilégier l’intérêt supérieur de la corporation sur les ambitions individuelles.

Enfin, Amos Beonaho a lancé un vibrant appel à la mobilisation, s’adressant particulièrement à la jeune génération de journalistes. Le message est simple : faire de ce 12ème Congrès non pas un champ de bataille, mais un « moment historique de refondation ».

Moussa Camara
Nasopresse.com