Côte d’Ivoire / Santé mentale / Le SISAMBE 2026 brise le tabou au Sofitel Hôtel Ivoire

Ce vendredi 6 novembre 2026, le Sofitel Hôtel Ivoire a abrité la toute première édition du Salon International de la Santé Mentale et du Bien-être (SISAMBE 2026). Un événement majeur placé sous le signe de la libération de la parole et de la lutte contre l’angle mort de la médecine.

Présidée par le Dr Cissé Massandjé épouse Sy Savané, pharmacienne, autrice et fondatrice de l’Institut Vision Diamant, cette première édition a mis en lumière l’urgence d’agir. En Côte d’Ivoire, la santé mentale demeure un sujet largement tabou. Pourtant, les statistiques nationales et mondiales révèlent un impact profond sur la jeunesse, avec des millions de personnes touchées et un pic inquiétant des cas de suicide observé chez les 15-29 ans.

Pour contrer cette détresse, les experts rappellent qu’il est primordial de savoir identifier les signaux d’alerte, qui se manifestent souvent par : Un stress permanent et l’isolement ; Des troubles du sommeil (dormir trop ou trop peu) ; Des variations importantes de l’appétit ; Une agressivité soudaine.

L’accompagnement repose sur une écoute bienveillante, sans jugement, et l’acceptation des émotions d’autrui. Le salon a également insisté sur la nécessité de déstigmatiser le recours aux professionnels qualifiés (psychologues et psychiatres) plutôt que de s’isoler ou de se tourner vers des solutions inadaptées.

Représentant le ministre de la Jeunesse, Touré Mamadou, Anderson Kouassi a souligné l’importance de cet événement, rappelant que « tant que l’on ne sait pas, on ne soigne pas ». Le ministère fait de la santé mentale un volet à part entière de ses actions, en s’engageant à : Intégrer la gestion des souffrances psychologiques dans les politiques publiques ; Déployer des structures d’écoute et de soutien de proximité adaptées à la jeunesse ; Mobiliser les institutions, les familles et les organisations pour protéger le bien-être des jeunes.

Le SISAMBE 2026 a également été marqué par un panel animé par le Dr Cissé Massandjé, offrant un espace d’échange gratuit pour sensibiliser le grand public. L’objectif affiché est clair : démystifier le rôle des spécialistes de la santé mentale afin que consulter un psychiatre ou un psychologue devienne aussi naturel que de voir un cardiologue ou un gynécologue.

À l’issue de la cérémonie, des diplômes ont été remis aux différents partenaires, aux organisations engagées ainsi qu’au représentant du ministre Touré Mamadou en guise de reconnaissance pour leur implication dans la réussite de cette première édition.

Moussa Camara
Nasopresse.com