Côte d’Ivoire / « Slam For Peace 2 » veut mobiliser les jeunes autour de la paix et du vivre-ensemble

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La Côte d’Ivoire s’apprête à vibrer au rythme des mots engagés avec la deuxième édition de « Slam For Peace ». Prévue du 5 septembre au 15 novembre 2026, cette caravane nationale entend utiliser l’art oratoire comme un moyen de sensibilisation à la paix, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble. Elle parcourra cinq grandes villes du pays : Abidjan, Bouaké, Daloa, Yamoussoukro et Korhogo.

L’annonce officielle de cette initiative a été faite le jeudi 13 août 2026 au Musée des Cultures Contemporaines Adama Tounkara d’Abobo, lors d’une conférence de presse animée par Gnamon Kouadio Pierre Claver, alias Gek Picy, commissaire général de l’événement.

Placée sous le thème « Préservons la paix pour une Côte d’Ivoire unie », cette deuxième édition bénéficie du parrainage d’Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. La cérémonie de présentation a enregistré la présence de plusieurs acteurs culturels, slammeurs, partenaires institutionnels et professionnels du secteur.

Pour Gek Picy, initiateur du projet à travers l’association Génération Impact, le slam représente bien plus qu’une simple discipline artistique. Il constitue un moyen d’expression capable de sensibiliser les populations et particulièrement la jeunesse sur les valeurs de paix, de tolérance et d’unité nationale.

« Le slam permet de transformer les mots en un langage pacifique pour construire une Côte d’Ivoire unie, apaisée et tournée vers le vivre-ensemble », a-t-il souligné.

Revenant sur la première édition organisée du 15 septembre au 18 octobre 2025 au Musée des Civilisations d’Abidjan, le commissaire général a relevé une participation encourageante. Trente slammeurs avaient pris part à cette première aventure, avec 24 candidats engagés dans les phases de présélection, 12 qualifiés pour la finale et six finalistes retenus pour la dernière étape.

Cette édition inaugurale avait consacré Lycton, à l’état civil Loukou Elycton Bellarmin, étudiant en Master 2 de droit public, comme vainqueur du concours. Présent à la conférence de presse, le lauréat a livré une prestation artistique axée sur les notions de paix et de cohésion sociale.

Pour cette nouvelle édition, les organisateurs ambitionnent d’élargir leur impact à travers des campagnes de proximité dans les universités et établissements scolaires. Ces actions de sensibilisation seront menées avec l’appui du Programme National de Lutte contre le Tabagisme, l’Alcoolisme, la Toxicomanie et Autres Addictions (PNLTA).

Selon Gek Picy, la paix ne doit pas être perçue uniquement comme un enjeu lié aux périodes électorales. Elle doit s’inscrire dans les comportements quotidiens et dans les relations entre les citoyens.

« La paix est universelle. On peut être dans un environnement sans pour autant être en paix avec soi-même, avec son entourage ou dans son cadre professionnel », a-t-il expliqué.

À travers les textes qu’ils présenteront, les candidats devront ainsi explorer les différentes dimensions de la paix, tout en abordant des problématiques sociales comme les addictions et leurs conséquences sur la jeunesse et la stabilité du tissu social.

Avec le soutien du PNLTA, représenté par Hervé Blagnon, et de Génération Impact, « Slam For Peace 2 » veut faire du slam un outil de dialogue et de rapprochement entre les communautés.

Les inscriptions au concours sont prévues du 15 au 30 août 2026. La grande finale se tiendra le 15 novembre 2026 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

À l’issue de la compétition, le vainqueur recevra une enveloppe de 1 million de FCFA ainsi que des lots, le deuxième bénéficiera de 750 000 FCFA et des lots, tandis que le troisième repartira avec 500 000 FCFA et des lots. Les autres participants seront également récompensés.

À travers cette deuxième édition, « Slam For Peace » entend révéler de nouveaux talents ivoiriens tout en faisant de la parole artistique un levier de sensibilisation pour une paix durable et une meilleure cohésion sociale.

Ibo François
Nasopresse.com