Dans le cadre de la modernisation de l’administration publique et de la lutte contre l’invisibilité juridique des populations, le Sous-Préfet de Yamoussoukro, Monsieur Yeo Dohogninnina, a annoncé une mesure de fermeté à l’approche de la prochaine rentrée académique. Désormais, la présentation d’un extrait de naissance sera une condition sine qua non pour toute inscription scolaire au sein de la direction régionale de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation (DRENA).

« Tout parent d’élèves doit, à compter de la rentrée prochaine, inscrire son enfant muni de l’extrait de ce dernier ; la DRENA devrait y veiller fermement », a martelé l’autorité préfectorale, avant de rappeler un principe fondamental de gouvernance : « La bonne déclaration permet à l’État d’agir avec sûreté. »
Un impératif de développement face à une situation alarmante
Pour le représentant de l’État, la maîtrise de l’état civil transcende la simple formalité administrative : elle constitue un levier stratégique de développement. En effet, l’absence d’enregistrement des faits d’état civil prive les pouvoirs publics de statistiques fiables, constituant ainsi un frein majeur à la planification économique et sociale.
La situation dans la sous-préfecture demeurait jusqu’alors préoccupante : près de 40 % des naissances y étaient déclarées hors délais. Ces déclarations tardives plongeaient une frange importante de la population enfants comme adultes dans une forme d’inexistence légale, menaçant particulièrement l’avenir des élèves.
Modernisation technologique et implication communautaire
Pour inverser la tendance, les autorités locales misent sur une numérisation à la racine. Le dispositif médical est désormais en première ligne : toutes les sages-femmes de la circonscription ont été dotées de smartphones afin d’enregistrer instantanément les nouvelles naissances dès la maternité.

L’effort de maillage territorial s’étendra également aux autorités coutumières d’ici la fin du mois d’août. Les chefs de village recevront le mandat et les outils nécessaires pour déclarer de manière systématique les naissances, les décès et la composition des domiciles au sein de leurs communautés respectives.
Par ailleurs, Monsieur Yeo Dohogninnina s’est fixé un cap clair pour l’horizon 2027 : régulariser définitivement la situation des 63 personnes actuellement identifiées sans document officiel à Yamoussoukro.
Les fruits d’une offensive administrative sans précédent
Ces directives s’inscrivent dans le prolongement d’une vaste campagne de sensibilisation et de régularisation menée sous l’égide de la loi spéciale de 2018. Cette tournée d’envergure a d’ores et déjà permis d’obtenir des résultats probants :
5 889 personnes ont été insérées pour la première fois dans les registres de l’état civil.
2 290 élèves ont vu leur situation régularisée, sécurisant ainsi leur cursus scolaire et leur droit de se présenter aux examens à grand tirage.
3 415 adultes (personnes âgées de plus de 18 ans) ont obtenu une existence juridique légale.
Ces données consolidées représentent un argument de poids pour l’attractivité de la région. « Si nous parvenons à faire de bonnes déclarations, nous aurons les bons chiffres pour rassurer nos investisseurs », a soutenu le Sous-Préfet.

Yamoussoukro s’impose d’ailleurs comme le fer de lance de cette mutation technologique à l’échelle nationale. Se félicitant du leadership de sa circonscription, Monsieur Yeo Dohogninnina a conclu sur une note résolument rassurante : « En termes de numérisation des actes d’état civil, Yamoussoukro est classée au premier rang. La population peut donc dormir tranquille, car ses documents sont archivés en des lieux sûrs. »
Cette occasion d’échange s’est tenue le vendredi 26 Juin 2026 grâce à L’AAPRESS dans la préfecture Régionale.
Ferdinand KEYN
Nasopresse.co