Côte d’Ivoire / JIF 2026 / Le Lycée Technique d’Abidjan engagé pour un enseignement technique plus inclusif pour les femmes

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Le Lycée Technique d’Abidjan a célébré, ce lundi 9 mars 2026, la Journée internationale des droits des femmes (JIF) en présence de Jean‑Louis Moulot, ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, chargé de l’Enseignement technique. La cérémonie a également enregistré la participation de plusieurs directeurs généraux et directeurs centraux, de partenaires institutionnels, de parents d’élèves, d’enseignants, d’étudiants et de nombreux invités.

Placée sous le thème « Garantir les droits des femmes et des filles pour un enseignement technique plus inclusif », cette célébration s’inscrivait dans la dynamique nationale de promotion de l’égalité des chances et de l’accès équitable à l’éducation.

La proviseure salue l’engagement en faveur de l’égalité

Ouvrant la série des allocutions, la proviseure du Lycée Technique d’Abidjan, Etile Philomène, a souhaité la bienvenue aux autorités et aux participants. Elle a exprimé sa gratitude au ministre pour sa présence, qui constitue, selon elle, « un signe fort de l’attention accordée à l’éducation, à la formation technique et professionnelle ainsi qu’à la promotion des valeurs d’égalité et de progrès dans notre société ».

La responsable de l’établissement a rappelé que la Journée internationale des droits des femmes n’est pas une simple célébration symbolique, mais un moment de réflexion et d’engagement renouvelé en faveur des droits des femmes.
Elle a également rendu un hommage appuyé aux femmes de l’établissement – enseignantes, personnel administratif et technique, ainsi qu’aux élèves – pour leur contribution quotidienne à la qualité de la formation. « Par votre professionnalisme, votre dévouement et votre sens du devoir, vous contribuez chaque jour à faire du lycée technique un espace de formation, de rigueur, de réussite et de convivialité », a-t-elle déclaré.

S’adressant particulièrement aux élèves, elle les a encouragées à croire en leurs capacités et à poursuivre leurs ambitions dans les filières techniques et scientifiques, rappelant que ces métiers « ne connaissent pas de barrières de genre ».

La Cellule Genre appelle à poursuivre les efforts
Prenant la parole à son tour, Sadikou Mouhinatou, secrétaire exécutive de la Cellule Genre, a rappelé l’importance de la Journée internationale des droits des femmes comme moment de mobilisation collective pour l’égalité et la dignité des femmes.

Elle a salué la nomination de Jean‑Louis Moulot à la tête du département chargé de l’enseignement technique, tout en soulignant que sa présence à cette cérémonie constitue un signal fort pour l’avenir du secteur.
Dans son intervention, elle a également évoqué la Déclaration et le Programme d’action de Pékin de 1995, qui ont marqué un tournant majeur dans la reconnaissance des droits des femmes dans le monde.

Elle a rappelé que malgré les avancées réalisées, de nombreux défis persistent, notamment les stéréotypes de genre, les inégalités d’accès à l’éducation et les violences basées sur le genre.
« Une société qui néglige la voix des femmes se prive de la moitié de son potentiel », a-t-elle souligné, appelant à renforcer la scolarisation et le maintien des filles dans le système éducatif, particulièrement dans les zones rurales où les mariages précoces et les grossesses non désirées compromettent encore l’avenir de nombreuses jeunes filles.

Le ministre plaide pour l’égalité des opportunités

Clôturant la série des allocutions, le ministre délégué Jean‑Louis Moulot a rappelé que le 8 mars constitue une occasion d’évaluer les progrès accomplis et les défis à relever pour garantir une participation pleine et entière des femmes à la vie économique, sociale et institutionnelle.

Il a souligné que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une faveur, mais un droit fondamental.

Le ministre a également évoqué la vision du Président de la République Alassane Ouattara visant à promouvoir l’égalité des opportunités pour toutes les femmes ivoiriennes.

Selon lui, la justice évoquée dans le thème national « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire » doit aussi s’exprimer à travers l’accès équitable à l’éducation et aux métiers d’avenir.

« Nous devons veiller à ce que le talent, l’effort et le mérite soient les seuls critères de réussite », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de favoriser l’accès et le maintien des jeunes filles dans les filières techniques et industrielles.
Panels, prestations artistiques et sensibilisation
La cérémonie s’est poursuivie avec un panel de haut niveau animé par quatre expertes des droits des femmes, qui ont échangé avec les participants sur les enjeux de l’égalité dans l’enseignement technique.

Des échanges de présents entre le ministre et les responsables des établissements ont également marqué la rencontre.

La célébration a été ponctuée par des prestations artistiques des apprenants, notamment des sketchs et des danses, ainsi que par la projection d’un film de témoignages portant sur les violences basées sur le genre et les dispositifs d’accompagnement des victimes.
Cette journée a ainsi permis de réaffirmer l’engagement des autorités éducatives et des acteurs du système éducatif en faveur d’un enseignement technique plus inclusif, garantissant aux filles et aux femmes les mêmes opportunités de réussite et d’épanouissement.

Ibo François
Nasopresse.com