Longtemps considérée comme un havre de stabilité en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire a bâti, dès son indépendance en 1960, une réputation de nation prospère et pacifique. Sous le leadership du Président Félix Houphouët-Boigny, le pays s’est imposé comme un modèle économique porté par l’agriculture, l’ouverture aux investissements et une politique fondée sur le dialogue et la coexistence harmonieuse. Durant plusieurs décennies, la paix sociale et la stabilité institutionnelle ont permis à la nation ivoirienne de devenir l’une des locomotives économiques du continent.

Toutefois, cette stabilité, longtemps admirée, a progressivement vacillé après la disparition du père fondateur de la nation en 1993. L’absence d’unificateur politique a ouvert une période d’incertitudes où les débats identitaires et les rivalités de succession ont profondément fragilisé le tissu social. La question de l’« ivoirité », devenue centrale dans le débat public, a contribué à installer un climat de méfiance entre les communautés, éloignant peu à peu le pays de l’esprit de fraternité qui faisait sa force.
Le coup d’État de 1999, premier de l’histoire ivoirienne, a marqué une rupture historique. Pour la première fois, les institutions vacillaient sous le poids des tensions. Cette fracture s’est aggravée au début des années 2000 avec la rébellion armée de 2002, qui a divisé la Côte d’Ivoire en deux blocs pendant plusieurs années. Derrière les affrontements politiques se cachait une souffrance humaine immense : familles déplacées, économie paralysée, climat de peur et érosion de la confiance entre citoyens.
La crise postélectorale de 2010-2011 reste sans doute l’une des pages les plus douloureuses de notre histoire contemporaine. Les violences qui ont suivi l’élection présidentielle ont laissé des milliers de victimes et marqué profondément les consciences. Cette période a rappelé à tous que la paix n’est jamais acquise définitivement et que l’absence de dialogue peut rapidement mener une nation au bord du chaos.
Pourtant, la Côte d’Ivoire a démontré une remarquable capacité de résilience. À partir de 2011, sous l’impulsion du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) et du Président Alassane Ouattara, le pays a amorcé une phase ambitieuse de reconstruction. Les investissements massifs dans les infrastructures, la modernisation des villes, l’amélioration du climat des affaires et le retour de la croissance ont permis à la Côte d’Ivoire de retrouver sa place parmi les économies les plus dynamiques d’Afrique.
Cependant, au-delà des performances économiques, les défis humains et sociaux demeurent considérables. La réconciliation nationale, l’emploi des jeunes, la justice sociale et le renforcement de la cohésion restent des priorités majeures, car aucun développement durable ne peut prospérer dans un climat de division ou de tensions politiques permanentes.
Aujourd’hui, les Ivoiriens nourrissent une aspiration profonde à la paix et au vivre-ensemble. Les épreuves traversées ont laissé une conviction commune : seule l’unité nationale constitue le socle capable de préserver les acquis du développement. Dans cette dynamique, le dialogue, le respect des différences et la solidarité s’imposent comme des valeurs essentielles pour éloigner durablement le spectre des crises passées.
C’est dans cette quête de cohésion que la figure du Président Babily Dembélé apparaît, pour nombre d’Ivoiriens, comme un acteur majeur de paix. Son sens du dialogue et son talent de conciliateur se sont illustrés à travers des initiatives marquantes, notamment le rapprochement au sein du peuple Guébié, ainsi que la médiation historique entre feu l’Imam Cheick Aboubacar Fofana (ancien guide du COSIM) et feu l’Imam Koné Idriss Koudouss (ancien Président du Conseil National Islamique) entre 2007 et 2008. Autant d’actions qui témoignent de son engagement constant pour l’unité nationale.
Au regard de son parcours, nous estimons que la Côte d’Ivoire a besoin d’hommes de consensus tels que le Président Babily Dembélé, dont l’expérience constitue un atout précieux pour consolider la stabilité et renforcer la cohésion sociale.
C’est dans cette optique que l’Alliance Pour la République (APR) a choisi de s’allier au RHDP. Cette alliance se veut un engagement en faveur de la stabilité, du rassemblement et de la poursuite du développement national. Fidèle aux idéaux de paix et de progrès incarnés par le Président Alassane Ouattara, l’APR entend contribuer activement au renforcement de l’unité nationale.
L’ambition affichée dépasse le simple cadre politique. Elle repose sur une conviction forte : la Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses forces vives pour construire une nation plus forte, plus solidaire et plus prospère. Dans un contexte régional souvent marqué par des incertitudes, préserver la paix ivoirienne est une responsabilité collective.
L’histoire récente démontre qu’aucune victoire politique ne vaut le sacrifice de la stabilité nationale. Plus que jamais, la Côte d’Ivoire doit continuer à faire du dialogue et du rassemblement les fondements de son avenir. Car c’est dans l’unité que se construisent les grandes nations, et c’est dans la paix que les peuples trouvent la force de prospérer durablement.
N’guessan Narcisse KONAN
Secrétaire Général et porte-parole de l’Alliance Pour la République (APR)