Côte d’Ivoire / Sur les traces d’Abla Pokou / Wawlé Bla unit les femmes et conquiert l’Afrique

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Le samedi 21 mars 2026, d’un écho singulier. Sous le soleil de plomb d’Abobo, des centaines de femmes, parées de leurs plus beaux attributs, ont acté une révolution silencieuse. Entre rituels d’installation et alliances stratégiques transfrontalières, la Fédération des Femmes Wawle de Côte d’Ivoire (FFW-CI) a démontré qu’elle n’est plus une simple association de quartier, mais une force géopolitique et économique en marche.

L’événement, placé sous l’égide de la présidente fondatrice, Adjoua Henriette Lagou, a débuté par un acte symbolique fort : l’enracinement local. En investissant officiellement Mme Kra Eugénie pour la zone d’Abobo et Mme Koffi Amenan Thérèse pour celle d’Anyama, la Fédération structure son influence au cœur des masses populaires.

« Nous ne sommes pas ici pour de la figuration politique. Nous avons la responsabilité de fédérer, d’écouter et d’agir pour améliorer concrètement la vie de nos sœurs », a martelé Mme Kra Eugénie, le regard déterminé, lors de son investiture. Ce déploiement vise à transformer chaque foyer en une cellule de développement, faisant de la proximité le levier de l’autonomisation.

Le pont Abidjan-Accra : L’ambition sans frontières

Le clou de cette cérémonie fut sans conteste la signature d’un protocole d’accord historique avec l’Africa Women Union Mouvement (AWUM).

En s’alliant à cette organisation représentée par la Reine-Mère Nana Kyeremaa Abrafi Kôtô, venue spécialement du Ghana, « Wawlé Bla » brise les barrières linguistiques et coloniales.

Ce partenariat prévoit une synergie industrielle inédite, notamment dans la commercialisation de produits de soins et la création de coopératives agricoles intégrées. « Nous voulons bâtir une Afrique où les femmes sont économiquement fortes et socialement influentes », a lancé la Reine-Mère sous une ovation nourrie.

Ce pacte marque la naissance d’un axe Abidjan-Accra dédié au leadership féminin, mêlant tradition Akan et modernité entrepreneuriale.

Santé et social : Le bouclier de la solidarité

Au-delà de l’économie, c’est le bien-être social qui s’est invité au pupitre. La Fédération a annoncé la mise en place d’une mutuelle de santé révolutionnaire couvrant 80 % des frais de ses membres, couplée à des campagnes chirurgicales gratuites.

Pour Mme Adjoua Henriette Lagou, cet engagement puise sa source dans l’histoire profonde de la Côte d’Ivoire. Invoquant l’héritage de la Reine Abla Pokou, elle a rappelé que le sacrifice et l’union des femmes constituent le socle de la paix nationale. « La femme est le premier rempart contre la précarité. Si elle est protégée, c’est toute la nation qui respire », a-t-elle souligné avec émotion.

En clôture de ce rassemblement, les nouvelles déléguées ont prêté un serment de transparence. Mme Koffi Amenan Thérèse a assuré que leur mission se ferait au service des plus vulnérables, loin des fastes inutiles.

À Abobo, ce samedi, Wawlé Bla » n’a pas seulement installé des responsables ; elle a semé les graines d’une souveraineté féminine qui, désormais, dépasse les frontières ivoiriennes.

Josué Koffi
Nasopresse.com