Dans le cadre de la campagne annuelle des « 16 jours d’activisme » contre les violences basées sur le genre (VBG), un Café-débat s’est tenu le 27 novembre 2025 dans un hôtel des Deux Plateaux, co-organisé par Alliance 225 et REMAPSEN (Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement.

Les VBG constituent une violation flagrante des droits humains et une atteinte à la dignité des personnes, comme l’a rappelé Coulibaly Ghislain sociologue et paneliste. Ces violences sont souvent nourries par les normes sociales, les stéréotypes sexistes et les rapports de pouvoir inégaux, affectant les personnes selon leur sexe, leur identité de genre ou leur vulnérabilité. En Côte d’Ivoire, elles se manifestent sous diverses formes : violences physiques, sexuelles (y compris les mutilations génitales féminines), psychologiques, économiques, culturelles, et plus récemment numériques, un défi émergent que le pays commence à encadrer juridiquement.

Pour le Dr Zeregbe Toh, la réforme législative récente permet désormais de définir clairement le viol, renforçant ainsi la protection des victimes et reconnaissant que ce crime peut concerner hommes et femmes, adultes et mineurs. Les sanctions sont sévères et s’aggravent dans des circonstances particulières : mineurs, femmes enceintes, personnes âgées ou usage de violence, arme ou drogue.
Honorine Adou, juriste, a précisé que tout acte de viol est considéré comme un crime, même en cas de consentement présumé illégal de la victime. Elle a également rappelé que d’autres formes de VBG — agressions sexuelles, violences physiques, déni de ressources ou d’opportunités, mariage forcé, violences psychologiques — sont punies par la loi, et que les conventions internationales viennent renforcer le cadre national pour garantir des recours aux victimes.

Ce Café-débat a offert un espace d’échange, de sensibilisation et de réflexion, mobilisant la société civile, les acteurs étatiques et les médias pour intensifier la lutte contre les violences basées sur le genre et promouvoir l’égalité, la dignité et la protection de tous.
Sacré Abel
Nasopresse.com