Le géant de la mobilité urbaine Yango a réuni l’ensemble des acteurs de l’écosystème technologique et des transports à l’occasion de la journée de l’innovation, baptisée « Yango Innovation Day ». Une opportunité saisie par le Directeur Général de Yango Côte d’Ivoire, Alassane Kadotien, pour réaffirmer l’engagement de sa structure en faveur du développement durable de l’économie digitale et de la valorisation des compétences locales, notamment celles de la jeunesse.
M Alassane Kadotien, DG Yango Côte d’Ivoire. Photo : Moussa Camara
Depuis son implantation en Côte d’Ivoire en 2018, Yango a su tisser une toile solide avec les acteurs locaux. Qu’il s’agisse des gestionnaires de flottes, des transporteurs, des conducteurs, des start-ups partenaires, des solutions de paiement ou des autorités de régulation, la plateforme repose sur un écosystème inclusif.
Le Yango Innovation Day s’est ainsi imposé comme un cadre privilégié de réflexion, de réseautage et de co-construction de la colonne vertébrale de l’économie numérique ivoirienne.
Initialement lancée comme un service de véhicule de transport avec chauffeur (VTC) en 2018, Yango s’est transformée en une véritable « Super App », intégrant aujourd’hui la livraison, la restauration, le e-commerce, les services de déménagement et des programmes de fidélité.
Mais l’ambition d’Alassane Kadotien ne s’arrête pas là. Face aux grands chantiers d’infrastructures de l’État ivoirien, tels que le Métro d’Abidjan et le Bus Rapid Transit (BRT), le Directeur Général prône une approche proactive : la multimodalité.
« Demain, Abidjan est appelée à avoir un transport multimodal. C’est ce qu’il faut préempter de manière proactive, en développant avec nos partenaires des solutions adaptées au transport de demain. Le parcours de l’usager ne se limitera plus à un trajet unique en VTC de son point A à son point B. Il pourra utiliser une trottinette, puis le bus ou le métro, avant de finaliser sa course en taxi ou VTC. C’est à cette transition qu’il faut penser dès aujourd’hui », a expliqué Alassane Kadotien.
La plateforme lorgne également vers d’autres secteurs en pleine mutation, à l’instar du transport fluvial et des liaisons interurbaines.
Pour le patron de Yango Côte d’Ivoire, l’apport de la technologie est un levier majeur de formalisation et de transparence pour des secteurs historiquement informels, garantissant ainsi une meilleure efficacité opérationnelle au bénéfice direct du client.
L’autre temps fort de ce Yango Innovation Day a été la célébration de l’excellence académique. Convaincu que la jeunesse constitue « la sève même du pays » et un puissant vecteur de mobilité sociale, Yango s’investit concrètement dans le mentorat et l’insertion professionnelle.
En partenariat avec la Fondation Bénian, reconnue pour son expertise et sa rigueur, l’entreprise a mis en place un programme de Fellowship. Ce programme hautement sélectif accompagne des étudiants brillants issus d’institutions prestigieuses telles que l’INPHB, l’ENSEA et l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, spécialisés dans les disciplines scientifiques (sciences physiques, statistiques, etc.).
Cette journée a marqué la diplomation (graduation) de la première vague, composée d’une vingtaine d’étudiants ayant bénéficié d’un appui financier, de formations intensives et d’un encadrement par des mentors chevronnés. Le Directeur Général a profité de l’occasion pour annoncer une perspective continentale d’envergure : Abidjan deviendra prochainement le hub central où se réuniront tous les bénéficiaires de ce programme venus d’autres pays d’Afrique, notamment du Ghana et de la Zambie.
Pour illustrer le génie local, Alassane Kadotien a rappelé une anecdote marquante : « Il y a deux ans, nous avons organisé un hackathon à l’échelle de tous les pays où nous opérons pour résoudre un problème lié à l’intelligence artificielle. La meilleure solution globale a été trouvée par des étudiants ivoiriens, notamment de l’INPHB. La Côte d’Ivoire a du talent. »
Enfin, le Directeur Général de Yango Côte d’Ivoire a rappelé qu’aucun acteur ne peut prospérer de manière isolée. Le succès de cet événement se mesurera à la naissance de nouvelles synergies : création de nouvelles flottes, mécanismes de financement de chauffeurs ou conception de nouvelles offres tarifaires adaptées.
« Nous savons que nous ne pouvons pas tout faire seuls. On peut être fort, mais on ne peut pas être plus fort que tout le monde ensemble. Le monde est plus intelligent que nous. C’est en se mettant ensemble, en avançant avec la communauté, que nous ferons progresser ce nouveau système », a-t-il conclu.
Moussa Camara
Nasopresse.com