Côte d’Ivoire / Protection sociale des commerçants / le SYCAOPAO passe à l’action à Adjamé

À Adjamé, le syndicat national des commerçants, artisans et opérateurs économiques d’Afrique de l’Ouest (SYCAOPAO) poursuit sa mission de structuration des commerçants et artisans. Aux côtés coopérative et Ecositia , le président Soualio Karamoko a lancé une opération d’enrôlement à la carte des commerçants et à la mutuelle des commerçants, avec pour ambition d’offrir reconnaissance, protection sociale et meilleure organisation aux acteurs du commerce, c’était le mercredi 20 mai 2026


Face aux commerçantes réunies pour l’occasion, le président du syndicat a rappelé l’importance de cette opération. Selon lui, la carte des commerçants constitue aujourd’hui un outil essentiel de reconnaissance officielle des commerçants et commerçantes.

‎« La carte des commerçants donne un statut aujourd’hui à un commerçant ou à une commerçante. Quant à la mutualité, elle permet aux commerçants de pouvoir se soigner et bénéficier de plusieurs avantages sociaux », a expliqué Karamoko

‎Une première phase d’enrôlement a permis de recenser 52 femmes sur près de 200 attendues dans les prochaines étapes.

‎Le SYCAOPAO mise ainsi sur une approche de proximité, en allant directement à la rencontre des commerçants, individuellement ou à travers des organisations et coopératives.

‎« Nous menons chaque jour un travail de sensibilisation auprès des commerçants, des associations et des coopératives afin qu’ils adhèrent massivement à cette initiative », a insisté le président du syndicat.

‎La PCA dudit coopérative Adjoua Kouame , a vivement encouragé les femmes commerçantes à adhérer à l’opération. Pour elle, cette carte représente bien plus qu’un simple document administratif.

‎« Sans la carte, on ne peut pas se faire reconnaître partout comme commerçantes. Avec cette carte, nous pouvons nous présenter dans les ministères et défendre nos droits en cas de difficultés », a-t-elle déclaré.

‎La secrétaire de terre ecotisa a dénoncé les difficultés auxquelles font face les commerçantes, notamment la concurrence jugée déloyale de jeunes revendeurs informels qui exercent sans charges fiscales ni obligations administratives.

‎« Nous payons des impôts et nos places au marché, mais ceux qui étaient venus nous aider deviennent aujourd’hui nos concurrents directs. C’est un véritable cri de cœur », a-t-elle regretté.

‎À travers cette initiative, le SYCAOPAO espère renforcer l’organisation du secteur commercial, améliorer les conditions sociales des commerçants et favoriser une meilleure représentation des acteurs économiques du secteur informel auprès des autorités.

Zon Modou
Nasopresse.com