Le Plan national de développement (PND) 2026-2030 suscite de nombreuses attentes dans les régions de Côte d’Ivoire, notamment dans le Bounkani. Adopté par la loi n° 2026-280 du 7 mai 2026, ce programme prévoit 114 838,5 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans. Dans cet entretien réalisé ce vendredi 4 septembre 2026, Kangouté Mamadou Moctar, député de la circonscription électorale de Bouko et Bouna (commune et sous-préfecture), revient sur les perspectives offertes par le PND pour Bouna et le Bounkani, les secteurs prioritaires pour la région et annonce une prochaine mission du groupe parlementaire à Bouna pour permettre une meilleure appropriation du programme par les populations.
Bonjour Honorable,
Bonjour
Quelles perspectives le PND 2026-2030 ouvre-t-il pour Bouna et le Bounkani ?
Le PND 2026-2030 ouvre des perspectives importantes pour Bouna et, plus largement, pour la région du Bounkani. Mais il faut faire une distinction entre les grandes orientations nationales dont le Bounkani pourra bénéficier et les projets qui seront précisément localisés et chiffrés dans la région.
Le PND, adopté par la loi n° 2026-280 du 7 mai 2026, représente 114 838,5 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans. Il repose notamment sur des secteurs majeurs comme l’agriculture et l’agro-industrie, l’industrialisation, le capital humain, les infrastructures, la sécurité et la gouvernance.
Quels sont les secteurs prioritaires pour Bouna et le Bounkani ?
Les priorités sont nombreuses. Nous pensons notamment aux routes et au désenclavement, qui restent essentiels pour faciliter la circulation des personnes et des biens. Il y a également l’électrification, l’hydraulique, les infrastructures sanitaires et scolaires.
L’agriculture et l’élevage constituent aussi des secteurs particulièrement importants pour le Bounkani. Nous devons aller davantage vers la transformation locale des produits agricoles afin de créer de la valeur et des emplois sur place. Le développement des PME, l’emploi des jeunes et des femmes, la sécurisation foncière et le numérique sont également des enjeux majeurs.
À cela s’ajoutent la sécurité et le développement des zones frontalières, qui nécessitent une attention particulière compte tenu de la position géographique de notre région.
Que peut concrètement apporter le PND dans le domaine agricole ?
Le pilier agricole du PND est particulièrement intéressant pour une région comme le Bounkani. Il prévoit notamment la modernisation de l’agriculture, le renforcement des chaînes de valeur, la sécurisation foncière, le développement de l’irrigation et la consolidation de la souveraineté alimentaire.
Pour nous, l’enjeu est de faire en sorte que nos producteurs puissent bénéficier de ces différentes opportunités. Il faut améliorer la production, mais aussi permettre aux agriculteurs de mieux valoriser leurs produits grâce à la transformation et à la commercialisation. C’est ainsi que nous pourrons créer davantage de revenus et d’emplois pour nos populations.
Comment permettre aux populations de mieux comprendre les opportunités offertes par ce PND ?
Comme je l’avais annoncé, une mission du groupe parlementaire, accompagnée des élus, viendra ici à Bouna. À cette occasion, le PND sera décortiqué.
Il est important que les populations comprennent les grandes orientations du programme, mais surtout qu’elles sachent ce qui concerne concrètement notre région. Nous devons pouvoir expliquer les projets, les investissements et les opportunités qui pourront bénéficier au Bounkani.
Quel message aux populations de Bouna et du Bounkani ?
Je voudrais dire à nos populations qu’il faut rester mobilisées et attentives. Le PND 2026-2030 constitue une opportunité, mais nous devons tous travailler à faire en sorte que les orientations nationales se traduisent par des réalisations concrètes sur le terrain.
En tant qu’élu, nous continuerons à porter les préoccupations de nos populations et à défendre les intérêts de Bouna et du Bounkani. La prochaine mission du groupe parlementaire sera également une occasion importante d’échanger avec les populations et de mieux cerner les perspectives de développement qui s’offrent à notre région.
Interview réalisée par Eugène Tanoh
Nasopresse.com