Côte d’Ivoire / Cinafrique / « La télé du directeur » : Meiway à l’affiche d’un téléfilm hommage aux années 80

Le Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan a abrité, ce mardi 4 août 2026, la conférence de presse de lancement du téléfilm « La télé du directeur ». Porté par le réalisateur O. Assi, ce projet cinématographique d’envergure plonge dans la Côte d’Ivoire de 1984 pour célébrer la mémoire collective, l’éducation d’excellence et la culture nationale.


Plonger au cœur de la Côte d’Ivoire de 1984, à l’époque de la première Coupe d’Afrique des Nations (CAN) organisée dans le pays et de l’âge d’or de la télévision nationale : tel est le pari du réalisateur et producteur O. Assi. Co-animée avec la co-productrice Fleur Tchibota et les partenaires du projet, la rencontre avec les médias a permis de dévoiler les contours de cette œuvre nostalgique et patrimoniale.

Inspiré de l’histoire réelle de Satigui Sangaré, figure emblématique de l’enseignement ivoirien, le téléfilm suit le parcours de Joseph Adou, un directeur d’école affecté à Grand-Bassam. Armé d’une pédagogie novatrice axée sur l’épanouissement de l’élève, il se heurte au conservatisme des partisans des méthodes traditionnelles tout en installant chez lui la première télévision en couleur du quartier, lieu de rassemblement populaire.


« La télé a bercé mon enfance et façonné mon parcours. À travers ce film, nous voulons rendre hommage au corps enseignant qui a formé les cadres de notre nation, mais aussi offrir un vecteur de soft power pour faire voyager notre culture à l’international », a expliqué O. Assi.

Pour incarner le rôle principal du directeur Joseph Adou, la production a fait appel à l’artiste musicien Frédéric Ehui Meiway. La star ivoirienne a exprimé sa grande émotion face à ce scénario qui fait résonner ses propres souvenirs d’enfance à Treichville.

« Dans la cour commune où j’ai grandi, nous avions la première télévision du quartier. Ce projet vient à point nommé pour partager mon expérience et participer à la transmission de nos valeurs aux jeunes générations », a confié l’artiste, entouré d’une distribution prestigieuse comprenant notamment Alexandra Amon, Bamba Bakary et Oméga David.

Tourné entre Grand-Bassam et Adjamé pour préserver l’authenticité des décors d’époque, le projet nécessite un budget estimé à 100 millions de FCFA. La co-productrice Fleur Tchibota ainsi que M. Guero Zokou, représentant de l’agence Catalyse Limited, ont lancé un appel aux entreprises et marques patrimoniales pour associer leur image à cette œuvre qui ambitionne une diffusion internationale et une présence sur les grandes plateformes de streaming.

Moussa Camara
Nasopresse.com