Le rideau est tombé sur le prestigieux tournoi FIP Gold Abidjan 2026. Ce dimanche 28 juin, le promoteur de l’événement, Hassan Zorkot, s’est confié au Centre sportif, culturel et des TIC Ivoiro-Coréen Alassane Ouattara (CSCTICAO). Entre soulagement, fierté et ambitions futures, il dresse un bilan sans concession d’une aventure qui installe définitivement la Côte d’Ivoire sur la carte mondiale du padel.
Le promoteur de l’événement, Hassan Zorkot. Photo : Shamad.
Pour Hassan Zorkot, le sentiment qui domine à l’heure des comptes est d’abord celui du devoir accompli. « Déjà, c’est un soulagement et une énorme satisfaction parce que ça a été une année difficile en termes de préparation », avoue-t-il, rappelant que si la compétition n’a duré qu’une semaine, sa mise en œuvre a exigé un an d’efforts acharnés.
La dernière ligne droite s’est avérée particulièrement éprouvante, mais le résultat final dépasse les attentes. Les spectateurs ont vibré devant un spectacle de haut vol : « La finale a été incroyable, les matchs ont été super, tant chez les dames que chez les hommes. Et maintenant, je suis fier de le dire : nous avons réussi. »
Bien qu’il soit la figure de proue de cette réussite, le promoteur a tenu à partager les lauriers avec ceux qui ont œuvré dans les coulisses du CSCTICAO. Qualifiant l’effort de « gigantesque, titanesque et pharaonique », il a chaleureusement salué son équipe : « Derrière moi, il y a tout un collectif, énormément de personnes qui ont travaillé. Je voudrais encore une fois les remercier pour tout ce qu’ils ont accompli. »
Interrogé sur les imperfections ou ce qu’il a pu manquer à cette édition, Hassan Zorkot garde la tête sur les épaules. Selon lui, le padel reste une discipline jeune dans le pays, et l’apprentissage se fait pas à pas. « Dans l’écosystème ivoirien, c’est encore nouveau. Il y a pas mal de choses à apprendre pour s’acclimater aux us et coutumes de ce sport. Ce sont des détails qui se régleront au fur et à mesure », analyse-t-il avec lucidité.
Sur le plan sportif, l’impact de ce FIP Gold est colossal pour les compétiteurs. En plus du prestige, les joueurs sont repartis avec une belle moisson : « C’est 150 points à la clé. C’est une avancée majeure au classement international, une grosse étape qui leur permet d’engranger des points mais aussi de s’armer pour des défis encore plus grands. »
Passer d’un tournoi de catégorie « Bronze » au prestigieux label « Gold » témoigne de la vitesse de croisière adoptée par les organisateurs. Quelle est donc la suite ? « Déjà, un gros repos et un bon dodo, on en a vraiment besoin ! », glisse le promoteur dans un sourire.
Mais la trêve sera de courte durée, car l’avenir s’annonce déjà grand. « Nous avons de très grosses ambitions. On verra bien ce que l’avenir nous réserve, je ne vais pas me prononcer tout de suite, mais une chose est sûre : il y a encore beaucoup de belles choses à faire », conclut-il.
Moussa Camara
Nasopresse.com