Le président de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), Jean-Claude Coulibaly, a exprimé sa vive indignation vendredi 20 février 2026 lors d’une conférence de presse tenue à la Maison de la Presse à Abidjan. Il revient sur la décision judiciaire qui a suspendu le 12ème congrès ordinaire de l’organisation, une première dans son histoire selon ses propos.
La justice a ordonné l’arrêt des travaux du congrès en invoquant un risque de troubles à l’ordre public. Une décision qui surprend le leader du l’Union, d’autant que, selon lui, les préparatifs se déroulaient sans accroc. « L’organisation du congrès se déroulait bien. La commission paritaire a fini son travail, la campagne avait repris. Même hier, des équipes de campagne tournaient dans les rédactions et des confrères de l’intérieur du pays avaient effectué le déplacement à Abidjan pour participer au congrès », a-t-il relevé.
Coulibaly a aussi annoncé que l’UNJCI engagerait des poursuites judiciaires contre « tous ceux qui salissent le nom de l’union ». Il a notamment pointé du doigt trois demandeurs en justice, précisant que l’un d’entre eux n’est même pas affilié à l’organisation : « Il n’a ni la carte de l’Unjci ni la carte de la CIJP. Nous n’allons pas nous laisser faire. »
Le président de l’UNJCI a appelé ses confrères à la raison et à la mobilisation responsable. « Beaucoup de nos camarades ne perçoivent pas le danger qui nous guette. Il y a des personnes qui ont un agenda caché. Nous devons chérir notre union. S’il nous n’avons pas une union forte, nous sommes vulnérables », a-t-il plaidé, déplorant que le coup vienne « de notre propre camp ».
Coulibaly a aussi précisé qu’il ne s’agissait pas d’appeler à la démobilisation : « On peut rester calme mais en étant mobilisé », a-t-il insisté, avant d’en appeler « à la responsabilité » de tous.
Face à cette suspension, l’UNJCI a d’ores et déjà déposé un recours en appel pour obtenir la levée de la mesure, en attendant une résolution rapide de la crise institutionnelle qui secoue le syndicat des journalistes ivoiriens.
Moussa Camara
Nasopresse.com