Ce mercredi 22 octobre 2025, une délégation de la Nouvelle Convergence Citoyenne (NCC), dirigée par son président Thomas Noba, a rendu une visite de solidarité à la famille d’Assounh Eugène, un jeune homme tué par balle lors des récentes manifestations à Bonoua. Eugène, blessé lors de la violente répression de la marche du Front Commun, a succombé à ses blessures, laissant ses proches dans le deuil.
Lors de cette visite, le porte-parole de la NCC, Serge Blé, a exprimé la solidarité de l’organisation et son profond choc : « Nous avons appris tous la mort brutale de notre fils par balle, donc je suis venu aujourd’hui accompagné d’une délégation pour vous dire non seulement Yako, mais aussi avoir plus de nouvelles sur ce qui a causé sa mort ». Une demande de clarification sur les circonstances de la mort d’Assounh Eugène a été formulée, les autorités étant tenues responsables de ce drame.
La famille endeuillée a expliqué que le jeune Eugène avait été touché à la gorge par un tir provenant des forces de l’ordre présentes sur place lors de la marche. Selon eux, plusieurs balles ont été tirées ce jour-là. « Le corps de notre fils est actuellement entre les mains des autorités. Nous sommes dans l’attente des informations officielles pour organiser ses obsèques », ont déclaré les membres de la famille, visiblement sous le choc.
Face à ce drame, Thomas Noba a pris la parole pour condamner la répression violente des manifestations pacifiques. Il a dénoncé fermement l’attitude des forces de l’ordre : « La marche pour la Démocratie, la Justice et la Paix organisée par le Front Commun, soutenue par des partis politiques et la société civile, a été marquée par des actes de violence et de barbarie. Nos frères et sœurs qui manifestaient pacifiquement ont été attaqués avec des balles réelles », a-t-il déclaré. Noba a ajouté que plusieurs personnes avaient perdu la vie suite à ces violences policières, et que des arrestations et des enlèvements arbitraires avaient eu lieu, ce qui a exacerbé la colère et l’indignation de la NCC.
La visite de Thomas Noba et de sa délégation s’est aussi enrichie d’un moment particulier lorsque le président de la NCC a appris que la mère du défunt était une proche du Président de la République. Cet élément a ajouté une dimension personnelle et politique à cette affaire déjà sensible.
La NCC a, dans sa déclaration, exprimé sa solidarité avec les familles endeuillées et les blessés. Elle a réitéré son appel à la justice et à la transparence sur les événements tragiques de Bonoua, tout en exigeant des réponses claires sur les responsables de cette répression brutale. L’organisation a également insisté sur la nécessité de protéger les droits fondamentaux des citoyens, de mettre fin aux violences policières et de garantir la liberté de manifestation dans le pays.
J.K
Nasopresse.com