Alors que la tension reste vive après les manifestations du 11 octobre 2025, l’appareil judiciaire se met en branle pour examiner le sort des personnes interpellées. Selon Me Blessy Jean-Chrysostome, membre de la Cellule de veille juridique, plus d’une centaine de manifestants seront jugés ce jeudi 17 octobre dans le cadre d’une procédure de flagrant délit.
« Il faut rappeler que la machine judiciaire se met en place concernant les personnes interpellées le 11 octobre 2025 », a-t-il indiqué.
Me Blessy Jean-Chrysostome, membre de la Cellule de veille juridique. Photo: Archive
Dans le détail, 24 personnes seront jugées par le tribunal correctionnel de Dabou, tandis que 85 autres comparaîtront devant le tribunal d’Abidjan. Ces procès s’inscrivent dans le prolongement des arrestations massives survenues lors des manifestations organisées par le Front Commun PPA-CI / PDCI-RDA pour réclamer des élections inclusives et transparentes.
Me Blessy Jean-Chrysostome a salué la mobilisation des avocats au sein de la Veille Juridique, rejoints volontairement par de nombreux confrères venus prêter main-forte à la défense des manifestants.
« Les Avocats de la Veille Juridique auxquels se sont joints volontairement de nombreux autres Avocats les assistent », a précisé le juriste.
Selon lui, cette solidarité du barreau illustre l’engagement collectif de la profession face aux dérives constatées dans la gestion des libertés publiques à l’approche de la présidentielle du 25 octobre.
Dans un message empreint d’espoir, l’avocat a exhorté les magistrats à faire prévaloir le droit et la conscience dans le traitement de ces dossiers sensibles.
« Puisse l’esprit de justice et d’indépendance animer nos juges dans ce combat pour la Côte d’Ivoire », a-t-il souhaité.
Clôturant son propos sur une note de résilience, Me Blessy a lancé un message de courage à ses compatriotes engagés pour la défense de la démocratie : « Haut les cœurs… On avance », a-t-il conclu.
M.C
Nasopresse.com