Côte d’Ivoire / Éducation à Abobo / L’ONG Secours International et ses partenaires sauvent la rentrée à l’EPP Abobo Clouetcha

Ce lundi 28 septembre 2026, l’école primaire publique (EPP) Abobo Clouetcha a abrité une cérémonie de remise de dons hautement symbolique. Grâce à l’action conjointe de l’ONG Secours International Djaba Fanta et de ses partenaires, ce sont 64 tables-bancs flambant neuf qui ont été offertes à cet établissement confronté à d’importants défis structurels.

La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse, marquant un tournant pour les écoliers de l’établissement. Jusqu’alors, les conditions d’apprentissage étaient particulièrement difficiles, contraignant parfois quatre à cinq élèves à se tasser sur un seul banc pour suivre les cours, comme l’a rappelé Sangaré Lassina, représentant l’inspecteur de l’enseignement scolaire et préscolaire d’Abobo Plateau Dokui et conseiller du secteur.

Exprimant sa vive gratitude envers les donateurs, il a tenu à rappeler le décret présidentiel rendant l’école obligatoire en Côte d’Ivoire pour les 6-16 ans, tout en dressant un tableau sans fard des réalités de l’établissement : classes délabrées, toitures fuyantes et perturbations des cours en saison des pluies. Face à cette situation, il a plaidé pour un véritable « plan marshall » afin de sauver l’école, saluant ce don comme un soulagement majeur.

De son côté, Konan Ernest, le directeur de l’EPP Abobo Clouetcha, a exprimé toute sa reconnaissance au nom de la communauté éducative du groupe scolaire Clouetcha, de l’équipe pédagogique et des parents. Il a souligné que ce don représente bien plus qu’un simple appui matériel : c’est un gage d’espoir et une preuve concrète de l’attention portée à l’avenir des enfants, leur permettant désormais d’évoluer dans un environnement plus propice à la réussite.

Prenant la parole, Mohamed Camara, président de l’ONG Secours International Djaba Fanta, a placé cette initiative sous le signe de l’engagement citoyen et de la jeunesse. S’exprimant aux côtés de ses partenaires, notamment Madame Anne Clarisse épouse Kouassi, Présidente de l’Association Danaé de Fontenay-sous-Bois (France), il a rappelé que l’éducation demeure le socle indispensable de l’avenir de la nation.

M. Camara a également profité de cette tribune pour lier cette action à un combat crucial : la lutte contre la migration irrégulière. Il a exhorté les jeunes à prendre conscience des dangers de ce fléau et à placer leur confiance en l’avenir grâce à l’école, à la formation et au travail. S’adressant directement aux élèves, il leur a lancé un message fort : « Ces tables-bancs sont pour vous. Prenez-en soin, travaillez bien et croyez en vos capacités. Vous êtes l’avenir de notre pays. »

La cérémonie a également été marquée par le témoignage poignant de Madame Thérèse Bailey, présidente de l’ONG Les Enfants de Ruth. Ayant elle-même traversé des épreuves similaires durant son enfance, elle a réaffirmé sa volonté de tendre la main aux enfants en difficulté. Insistant sur le fait que tout commence sur les bancs de l’école, d’où sont issus la plupart des cadres et dirigeants du pays, elle a lancé un vibrant appel à l’union des forces pour garantir aux enfants vulnérables des conditions d’apprentissage dignes.

Entre espoir d’un renouveau et prise de conscience collective, cette journée à Abobo Clouetcha restera gravée comme le point de départ d’une solidarité agissante pour la jeunesse ivoirienne.

Moussa Camara
Nasopresse.com