Ce qui devait être une grande journée de rassemblement et d’inauguration pour la structure MT dans la capitale politique ivoirienne ce samedi 26 septembre 2026 dans la salle de la mairie de ladite commune a finalement pris une tournure inattendue. L’événement, qui regroupait une foule nombreuse à Yamoussoukro, a été interrompu par les forces de l’ordre en pleine cérémonie.
Une cérémonie brutalement suspendue
Alors que les participants scandaient le slogan habituel de l’organisation, « MT un jour, MT toujours », les forces de l’ordre sont intervenues pour suspendre l’activité.
Kouakou Patrice, manager du bureau MT de Koun-Fao, flanqué du manager Didier, a dû prendre la parole devant la foule pour expliquer la situation au nom des responsables de Yamoussoukro.
Pourtant, le début de la journée s’annonçait sous de bons auspices et les activités se déroulaient normalement. Le responsable a rappelé devant l’assemblée que MT se présente comme une entreprise officielle ayant déjà ouvert ses bureaux et tenu des rassemblements à Abidjan, Bouaké ainsi qu’à Bondoukou sans rencontrer d’obstacle.
Des soupçons d’activités assimilées à QNet
L’élément déclencheur de cette intervention policière réside dans les explications fournies sur le mode d’adhésion et les frais d’inscription à l’organisation. Après avoir écouté la présentation du système de souscription, un membre des forces de l’ordre a alerté sa hiérarchie. Les autorités locales ont alors émis des doutes quant à d’éventuelles similitudes avec les activités de QNet, une société de vente multiniveau formellement interdite sur le territoire ivoirien.
Face à cette suspicion et compte tenu de l’ampleur du rassemblement réunissant plus de mille personnes, le commissaire de police a ordonné la suspension immédiate de la réunion et l’évacuation de la salle. Cette mesure conservatoire doit permettre aux autorités de vérifier scrupuleusement les documents administratifs et légaux de la structure.
Les leaders conduits au commissariat, appel à la patience
Pour tirer cette affaire au clair, les dirigeants de l’organisation ont été priés de se rendre au commissariat afin de s’entretenir directement avec le commissaire de police.
Afin de rassurer les membres et éviter tout mouvement de panique, Kouakou Patrice a lancé un appel au calme et à la patience. « Ce n’est pas de notre faute, ce n’est pas non plus de leur faute, mais il faut voir clair dans la chose avant de progresser », a-t-il affirmé avant que les participants ne soient invités à se disperser.
Les conclusions des échanges entre les dirigeants de MT et les autorités policières et préfectorales de la région détermineront l’avenir des activités de la structure à Yamoussoukro.
Ferdinand KEYN
Nasopresse.com