CÔTE D’IVOIRE / FOOTBALL IVOIRIEN / YACINE IDRISS DIALLO RÉÉLU AU SOMMET DE LA FIF

La continuité à la tête de la FIF, Yacine Idriss Diallo l’a remporté. Réuni en assemblée élective ce samedi 12 septembre à Yamoussoukro, le collège électoral de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a accordé une confiance massive au président sortant. Sans réel suspense mais avec un soutien chiffré incontestable, Yacine Idriss Diallo (YID) entame son second mandat et s’installe à la tête du football ivoirien jusqu’en 2030.

Si la configuration d’une candidature unique laissait présager une simple formalité, le scrutin s’est mué en un véritable plébiscite : sur 149 voix pondérées exprimées, le dirigeant en a réuni 123, soit 82,6 % des suffrages.

Un soutien massif à tous les échelons

La mécanique du système électoral de la FIF, basée sur une pondération des voix selon le niveau des acteurs, révèle un ancrage territorial et institutionnel homogène pour l’équipe sortante :

Ligue 1 (3 voix/club) : 42 voix sur 48 accordées (87,5 %).

Ligue 2 (2 voix/club) : 42 voix sur 56 (75 %).

Division 3 (1 voix/entité) : 34 voix sur 40 (85 %).

Groupements d’intérêts : Un sans-faute avec 5 voix sur 5 (100 %).

Ce maillage de suffrages confirme que la base du football ivoirien, de l’élite jusqu’au football amateur, a préféré la stabilité administrative à toute velléité d’alternance.

L’héritage du premier mandat : l’effet CAN 2023

Ce score s’exprime dans le sillage direct d’un bilan sportif et organisationnel majeur. Le premier mandat de Yacine Idriss Diallo restera marqué par le sacre historique des Éléphants lors de la CAN 2023 disputée à domicile, la réussite logistique du tournoi et la dynamique du retour de la sélection sur la scène mondiale.

Au-delà de l’équipe nationale, des chantiers sur la consolidation institutionnelle, le développement de la formation et la promotion du football féminin ont pesé favorablement dans la décision des votants.

« Transformer pour durer » : l’exigence des résultats

Désormais installé jusqu’en 2030, Yacine Idriss Diallo porte un programme baptisé « Transformer pour durer ».

Si le statut de candidat unique lui évite la confrontation d’idées en campagne, il renforce parallèlement son obligation de réussite.

Sans opposition directe pour nuancer le débat, les attentes se tournent désormais vers l’exécution opérationnelle : structuration financière des clubs, modernisation des infrastructures et viabilité économique de l’écosystème sportif local.

Soutenu par l’International Football Samuel Eto’o du FECAFOOT et Gadji Celi, une figure des âges du football ivoirien, la transformation sur le terrain, selon YID, commence dès aujourd’hui.

Ferdinand KEYN
Nasopresse.com