Le Marché des Arts du Spectacle Africain a officiellement ouvert ses portes dans une ambiance survoltée, ce samedi 11 avril 2026, au Palais de la Culture de Treichville. Pour cette 14e édition, le Maroc et le Brésil sont à l’honneur, symbolisant un véritable pont culturel entre l’Afrique, le Maghreb et l’Amérique latine.
Devant un public composé de milliers de spectateurs, de diplomates et de figures majeures du monde artistique, le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a donné le coup d’envoi de l’événement, marquant ainsi le lancement d’une semaine dédiée à la création, à l’innovation et à la coopération culturelle.
Placée sous le signe de la consolidation des acquis, cette édition 2026 dépasse le simple cadre festif. Jusqu’au 18 avril, Abidjan se transforme en capitale mondiale des arts vivants, affirmant son statut de carrefour stratégique pour les industries culturelles.
Dans son allocution, le chef du gouvernement a mis en avant la dimension économique du MASA, qu’il qualifie de sanctuaire de « l’économie orange ». Selon lui, cet espace unique permet de conjuguer création artistique et production de richesse, tout en favorisant le rapprochement des peuples.
Dans la même dynamique, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, intervenant en visioconférence, a insisté sur le rôle fondamental de l’art dans la société contemporaine. Elle a rappelé que la culture constitue un puissant levier d’expression et d’unité, tout en appelant à mieux préparer la jeunesse aux enjeux du numérique.
Sous la houlette de son directeur général, Abdramane Kamaté, le MASA renforce son positionnement en tant que plateforme professionnelle incontournable. Au-delà des spectacles, l’événement se veut un véritable catalyseur pour les industries créatives, favorisant la structuration des carrières artistiques et l’émergence de nouveaux talents.
Au programme : formations animées par des experts, ateliers dédiés à l’industrie créative, concours pour les créateurs de contenus numériques et espaces de mentorat. Autant d’initiatives visant à accompagner les artistes dans la transformation de leurs talents en projets économiques viables.
Le spectacle d’ouverture, porté par les délégations du Maroc et du Brésil, a offert un aperçu éclatant de cette édition : une fusion artistique riche, vibrante et résolument tournée vers le monde. À travers cette invitation, la Côte d’Ivoire confirme son rôle de hub culturel majeur sur le continent africain.
Pendant une semaine, Abidjan vivra au rythme des arts, devenant un véritable laboratoire d’idées et de création au bord de la lagune Ébrié. Le MASA 2026 s’impose ainsi comme bien plus qu’un festival : un espace où se dessine l’avenir des arts africains.
Moussa Camara
Nasopresse.com